Bryan Pecqueur est candidat aux Législatives dans la 1ère circonscription. Etudiant en Sciences politiques, il s’est présenté aux dernières élections municipales et départementales.
Qu’est-ce qui a motivé votre candidature aux législatives ?
On ne peut pas déserter quand une situation va mal sur beaucoup de sujets comme l’insécurité et le pouvoir d’achat. Il y a des gens qui croient en l’alternance. Marine Le Pen a fait 42 % à la Présidentielle donc on a ce devoir d’être présents partout pour porter le projet que Marine Le Pen avait pour la Présidentielle et qu’on a pour les Législatives auprès de tous les habitants du territoire.
Il y a un sentiment d’humilité parce qu’être investi à mon âge, ce n’est pas forcément quelque chose que j’imaginais et un sentiment de fierté parce que c’est une belle mission qui m’arrive.
Quels sont les sujets que vous portez ?
Les trois principaux sujets sont l’insécurité parce que Nantes est une ville qui devient de plus en plus infréquentable. On avait proposé beaucoup de mesures aux différentes élections, l’armement de la police municipale, le doublement des effectifs, on avait proposé l’expulsion des délinquants étrangers.
Il y a aussi une insécurité économique. Quand on veut prendre la voiture, le prix de l’essence augmente considérablement. Avec les députés du RN, nous rendrons 150 à 200 € par mois en baissant la TVA de 20% à 5,5% sur les produits énergétiques. On a aussi la volonté de déconjugaliser l’allocation adulte handicapé, de créer 100 000 logements sociaux avec la priorité nationale.
Un troisième sujet, plus local, c’est le projet de déchetterie industrielle de Brangeon à Sautron qui a une forte proximité avec des habitations. Il y avait des enjeux de sécurité et environnementaux. Pour nous, il fallait des mesures simples, ça passait par [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
une consultation des habitants qui n’a pas été faite. Nous disons qu’il faut d’abord partir du projet local avant des grandes décisions qui de toute façon ne seront pas applicables parce qu’il y a un rejet.
Quelle serait votre méthode ?
A Nantes, ça marche très bien, il y a des comités citoyens. On avait proposé le référendum d’Initiative Citoyenne avec une base à 500 000 citoyens pour réclamer une loi, je pense que c’est un sujet d’envergure qui permet de répondre à ce genre de sujet. Ceux qui habitent sur le territoire sont les plus à même de prendre des décisions pour leur avenir.
C’est la première mesure que vous souhaitez porter ?
La première mesure serait la sécurité, je soutiendrai une demande de la municipalité, de tous les pouvoirs publics qui demandent un renforcement de la police municipale. La loi sur le pouvoir d’achat à laquelle nous serons très attentifs avec les députés du RN. Puis localement, je demanderai au Groupe Brangeon de revoir sa copie et de faire en sorte que le projet initial soit beaucoup plus attentif aux enjeux environnementaux et aux souhaits des habitants du territoire de Sautron.
Si vous êtes élu, quel député souhaiteriez-vous être ?
Je serai un député d’opposition élu sous l’étiquette du RN, une opposition sérieuse et constructive. On proposera des mesures de bons sens comme on l’avait fait depuis les cinq dernières années. On votera ce qui nous paraît être cohérent même si ce n’est pas proposé par notre groupe politique et on fera des projets de lois construits, sérieux, pour répondre aux problématiques des Français.
On va rentrer en nombre à l’Assemblée Nationale, je ne sais pas si je ferai partie de ces députés, mais on aura un groupe qui nous permettra de réellement peser sur les décisions et de pouvoir changer le quotidien. Je serai un député de terrain parce que j’ai construit ma courte vie politique sur le terrain avec le militantisme, c’est là où l’on rencontre les habitants et je serai à l’écoute.
Comment abordez-vous cette campagne ?
Je l’aborde avec beaucoup d’humilité c’est-à-dire que je fais beaucoup de tractage, de marchés avec mes collègues candidats sur le 44 et avec sérieux parce qu’une campagne nécessite du travail, de la préparation de dossiers, de débats. Je l’aborde aussi un peu avec un sentiment d’injustice. Quand on voit ce qu’il se passe, l’insécurité, le pouvoir d’achat, ce n’est quasiment pas abordé parce qu’aujourd’hui ce qui intéresse la presse, volontairement ou non, c’est de savoir si Mélenchon sera Premier Ministre, si Macron aura sa majorité. La réelle préoccupation des Français, c’est le pouvoir d’achat, pouvoir vivre dignement, sortir tranquillement.
C’est une aventure locale mais avec une destinée nationale parce que si je suis élu, je serai un député de la nation mais avec un ancrage sur la 1ère circonscription. On va tout donner pour faire un bon score et essayer de faire en sorte que les Français soient entendus et répondre à leurs problématiques au cours de ce prochain mandat.
[/ihc-hide-content]
