Couvreur : Un métier pour commencer « En haut de l’échelle » 

« Trop pénible » « Dangereux » les idées reçues ont la dent dure quand on parle du métier de couvreur. A l’initiative des artisans couvreurs au sein de la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) de la Loire Atlantique, une grande campagne de communication est lancée.

L’objectif de la campagne de la CAPEB ? Recruter plus de 500 couvreurs(ses) pour soulager un secteur en (très) haute tension qui manque cruellement de bras, comme nous l’explique Pierre Fruneau artisan couvreur et dirigeant de l’entreprise Tri-Energie à Bouaye.

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Un métier en mal de notoriété

Quand on demande à Pierre Fruneau pourquoi le métier de couvreur n’attise pas les convoitises il nous retourne d’emblée la question. Mais pourquoi aujourd’hui le secteur peine t-il tant à recruter ? « Les gens vont penser à la hauteur, à la pénibilité du métier au danger, aux intempéries. Autrefois, les couvreurs montaient le bâti avec des tuiles à l’épaule. Aujourd’hui, on a plein d’élements qui nous permettent de [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]

travailler plus en sécurité » assure l’artisan. Avec cette campagne de recrutement massive, le chef d’entreprise espère recruter 2 à 3 personnes. Et cela ne serait pas de trop quand le quotidien d’artisan et de chef d’entreprise est parfois lourd à porter avec « des très grosses journées, le travail administratif et les rendez-vous clients » confie-t-il.

Susciter des vocations

Après une école de commerce et l’école de couverture d’Angers, Pierre Fruneau ne tarit pas d’éloges sur son métier et veut désormais susciter des vocations « On est en extérieur on a des très hauts points de vue, c’est agréable de travailler dehors. Et puis on a surtout la satisfaction de faire un ouvrage qui va rester dans le temps, que l’on peut apprécier pendant des années et être fier de ce que l’on fait » s’enthousiasme l’artisan.

« Aujourd’hui on cherche plus un savoir-être qu’un savoir faire. Une motivation, l’envie de découvrir le métier, l’envie de travailler dehors »

Aux côtés des artisans couvreurs, la CAPEB met les petits plats dans les grands en lançant une campagne « devenir couvreur » Dans les prochaines semaines, elle espère convaincre et briser la glace en adoptant un ton léger et humoristique avec son slogan « Devenir couvreur le meilleur moyen de commencer en haut de l’échelle » La conjoncture actuelle n’aidant pas selon elle à recruter, elle n’hésite pas à mettre en valeur des messages de « success story » d’entrepreneurs souvent d’entreprises familiales pour convaincre.

Un processus de recrutement classique

Un recrutement classique est mis en oeuvre par différents biais comme le site deviens-couvreur.fr où il est possible d’être mis en relation avec les professionnels du métier et via le Pôle emploi notamment. Du côté des compétences recherchées, c’est la motivation qui prime pour Pierre Fruneau « L’idéal c’est d’avoir un CAP en couverture. Après, aujourd’hui on a une telle pénurie qu’on forme et on aide à la reconversion vraiment tout profil » concède t-il. Avec la possibilité de commencer comme aide couvreur et de se former «  En fonction de leurs compétences et de leur aptitudes déja manuelles ou pas, c’est le centre de formation qui va les aiguiller au mieux » conclut Pierre Fruneau.

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