Repas à 1€, RSA, renforcement du service des bacs de Loire… ce qu’il faut retenir des débats du conseil départemental

Département de Loire-Atlantique

Le Département vient de dévoiler sa feuille de route lors de sa session d’été qui s’est tenue en début de semaine. Au programme : l’expérimentation du repas à 1€ dans cinq collèges publics, 30 M€ pour renforcer le service des bacs de Loire ou encore 53 M€ afin de répondre « à l’urgence sociale ». Explications.

Un programme chargé pour les élus du conseil départemental de la Loire-Atlantique en cette fin du mois de juin. Lors de la session d’été qui s’est tenue sur deux jours en début de semaine, les conseillers départementaux ont du se positionner sur un ordre du jour comprenant l’urgence sociale, le service des bacs de Loire, l’accompagnement des personnes au RSA, ou encore l’expérimentation des repas à 1 € dans cinq collèges publics.

Expérimentation du repas à 1 € dans cinq collèges publics dès la rentrée.

Un test grandeur nature pour le département de la Loire-Atlantique dès la rentrée 2023-2024 dans cinq collèges publics ayant été choisi par la collectivité au sein du réseau d’éducation prioritaire (REP) : Debussy, La Durantière, Rosa-Parks qui fermera ses portes, Ernest-Renan et Pierre-Norange. Coût de [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

l’opération : 1M€ pour un repas à partir de 1 €. En réalité, il s’agit d’un tarif plafonné variable en fonction d’un barème de 9 tranches « sans besoin de monter un dossier d’aides sociales » précise le Département. Le prix du repas variera donc en fonction des ressources de chaque famille de 1 € jusqu’à 5,30 € par repas « nous mettons en place un nouveau mode de tarification, plus juste, et qui est amené à se généraliser l’an prochain » annonce Michel Ménard. Rien de neuf sur la planète selon le groupe Démocratie 44 qui par la voix de Philippe Dugravot conseiller départemental du canton de Chateaubriant se « réjouit » tout de même de la décision sur les seuils de tarification des repas « d’autant plus que d’autres départements et plusieurs de nos communes ont déja mis en place […] un tel dispositif » argue t-il avec une réserve toutefois sur les seuils de tarifications adoptés « votre mesure conduira à passer tout de même de 3,40 € à 5,30€ pour le tarif le plus élevé, ce qui nous positionnera dans la limite haute des départements qui ont déja opté pour ce modèle » a tenu à indiquer l’élu.

Renforcement du service des Bacs de Loire

Le Département de la Loire-Atlantique débloque une enveloppe de 30 M€ afin de « renforcer le service des bacs de Loire et diminuer leur impact environnemental » précise t-il. Mais que va comporter ce plan de renforcement ? Il s’agira en réalité de repenser le service avec la construction d’un nouveau bac de Loire d’une capacité de 60 véhicules avec une mise en service en 2026, de construire de nouveaux appontements sur la ligne Couëron/Le Pellerin afin de mettre en place une utilisation de deux bateaux aux heures de pointe en 2027. Une ambition non cachée pour le Département qui souhaite « augmenter la capacité du service de 50% durant les 4h les plus fréquentées de la journée, le matin et le soir » indique t-il. Du côté environnemental, une hybridation de la motorisation des deux autres bacs, Lola et Ile Dumet va être réalisée d’ici 2027 « nous devons à ces usagers de moderniser le service des bacs de Loire en le renforçant tout en diminuant la pollution générée » s’est exprimé Freddy Hervochon, vice-président du Département aux mobilités. Un constat partagé par le conseiller départemental d’opposition Jean-Pierre Marchais du groupe Démocratie 44 souhaitant aller plus loin en demandant une étude de faisabilité « d’une liaison fluviale entre Divatte-sur-Loire et la Métropole nantaise » a t-il expliqué lors de sa prise de parole.

RSA : création de 7 postes au sein du service solidarités de Saint-Nazaire

Pour rappel, le département de la Loire-Atlantique a été choisie afin d’expérimenter un accompagnement des personnes allocataires au revenu de solidarité active (RSA) dans le cadre de France Travail. Mais pas sans contrepartie. Le président du département Michel Ménard a été clair dans ses intentions avec « des lignes rouges clairement posées : refus du travail obligatoire du chantage à l’allocation » Pour autant, l’expérimentation se déroule apparemment sans heurts, puisque le département vient d’annoncer la création de 7 postes au sein du service solidarités de Saint-Nazaire d’une durée de dix-huit mois, ainsi que le doublement des sommes investies par allocataire de 2000 € par an. Un constat partagé par Charlotte Luquiau du groupe Démocratie 44 expliquant que son groupe ne peut « que souscrire à cette volonté » de garantir un accompagnement renforcé. Néanmoins, l’élue fustige la volonté de Michel Ménard de ne pas souhaiter de contreparties « le timing était pourtant parfait, partout fleurissent des annonces non pourvues sur nos territoires : recherche de serveurs sur la côte, quête de main d’oeuvre dans le secteur maraîcher… » déplore l’élue du canton de Vallet. Une « ligne rouge » que Charlotte Luquiau aimerait voir franchie avec toutefois un « mais » « bien entendu certains publics sont à exempter : parents isolés, personnes ayant des problèmes de santé et bénéficiaires dont les problèmes sociaux ne sont pas résolus » a t-elle souligné. Le groupe s’étant abstenu de vote sur ce dossier.

[/ihc-hide-content]

À lire également