Deux apiculteurs bénévoles s’occupent des ruches municipales lucéennes

Des apiculteurs se retrouvent régulièrement autour des ruches municipales installées par la ville de Sainte-Luce-sur-Loire. Comment interviennent-ils ? Réponse avec Philippe Béduneau l’un des bénévoles.Photo : Les apiculteurs intervenant sur le rucher lucéen, Ville de Sainte-Luce-sur-Loire

La commune de Sainte-Luce-sur-Loire a posé des ruches sur son territoire. Une démarche depuis 6 ans dans le cadre d’un partenariat avec l’Union des Apiculteurs de Loire-Atlantique (UNAPLA). Des apiculteurs ont été sollicités afin de s’en occuper. Deux bénévoles s’y attellent depuis le début et continuent cette activité : Philippe Béduneau et Jean-Claude Vivier.

3 ruches pour sensibiliser à la biodiversité

Afin de sensibiliser la population à la biodiversité, la commune a déployé 3 ruches. « La mairie a passé une annonce pour rechercher des personnes bénévoles s’occupant du rucher ». Une fois retenus, Jean-Claude Vivier et son acolyte ont été formés aux techniques par l’UNAPLA. « Jean-Claude et moi étions débutants, nous nous sommes lancés dans l’aventure avec 2 référents de la mairie apiculteurs qui avaient initié le projet » se rappelle Philippe Béduneau.

« Les abeilles, c’est un petit monde qui m’attirait, aller sur le rucher c’est un moment de partage avec les abeilles, de sérénité, de paix » confie-t-il.

Des harpes électrique pour piéger les frelons asiatiques

Philippe Béduneau souhaitait avoir ses propres ruches mais en raison « des frelons asiatiques et des pesticides », il ne trouvait pas d’endroit où les placer. Cette problématique du frelon asiatique est centrale et cette année les ruches municipales vont être dotées de harpes électriques, un dispositif permettant de piéger seulement ces insectes nuisibles dès qu’ils passent à côté. 

Les ruches restent sur la commune jusqu’au mois de juillet et ensuite elles [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

sont emmenées « dans un endroit où la pression des frelons est plus faible » explique l’apiculteur. En effet, au moment de la pleine saison, si un prédateur est présent il peut stresser « les abeilles et empêcher la reine de pondre ». 

Une amélioration est espérée suite à la campagne de piégeage des reines de frelons asiatiques réalisée auprès des habitants volontaires cette année. Les citoyens qui le souhaitent accueillent le dispositif chez eux du 15 février au 15 mai. A la fin, le nombre de frelons capturés sera compté et l’information transmise à l’UNAPLA dans le but d’établir des statistiques.

Une activité évoluant au fil des mois

Une colonie d’abeilles comprend entre 30 000 et 40 000 individus à la pleine saison. En hiver, le nombre est plus faible et le binôme n’intervient pas du tout. «Dans le corps de la ruche, il y a une température de 35 degrés maintenue par les abeilles, on ne peut pas ouvrir s’il ne fait pas plus de 15 degrés dehors. » car le couvain composé de larves, est très fragile.

Dès les beaux jours, l’activité s’intensifie. Première vérification, l’observation du développement du couvain « on a une visite tous les 15 jours-3 semaines au mois de mars ». En avril, la température augmente « l’activité est à son plein, on surveille un peu plus la ruche en raison du risque d’essaimage ». Si la reine considère que la ruche est trop petite, elle va s’installer ailleurs. Autre situation, si la reine vieillissante pond moins « les abeilles vont élever une nouvelle reine et comme il ne peut pas y en avoir deux, l’ancienne va partir avec une partie de la colonie ». Solution, déposer au-dessus de la ruche, des hausses.

Du miel offert aux jeunes mariés

La plus belle récole de miel est de 30 kg « mais sur 3 ruches ce n’est pas beaucoup » indique Philippe Béduneau précisant qu’il faut compter en moyenne lorsque la récolte est bonne « 20 kg par ruche ».  Ce miel est ensuite offert aux jeunes mariés pour la lune de miel et dans des EHPAD ainsi que des écoles primaires.

Philippe Béduneau et Jean-Claude Vivier ont échangé avec les habitants récemment lors du Rendez-vous de la transition écologique à Sainte-Luce-sur-Loire. « Ils sont très curieux, très sensibles au frelon asiatique. On leur montre le matériel, c’est pour les grands et les petits. On les rencontre une fois par an » se réjouit Philippe Béduneau.

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