Eco-pâturage, fauchage raisonné… ces mots ne vous disent peut-être pas grand chose, mais pourtant, ils viennent considérablement bouleverser les espaces verts publics urbains. Décryptage.
Le fauchage raisonné pratiqué sur les routes du département depuis 2008.
Plutôt surprenant ou bonne idée, les avis divergent quand on parle de la nouvelle gestion des espaces verts en ville, mais aussi en bord des routes. Depuis 2008, le département de la Loire-Atlantique pratique un « fauchage raisonné » mais Kesako ? Par souci environnemental le fauchage ne se fait quasiment plus afin « de respecter le rythme naturel de la végétation » souligne la collectivité – mais aussi économique – car limiter les interventions c’est mieux gérer le budget et [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
« donc le coût d’entretien pour la collectivité » admet également le département. Mais quand on parle herbes hautes et fourrés, la question de la sécurité revient inéluctablement dans la bouche des usagers de la route. De base un seul fauchage est prévu sur le réseau routier en juin, mais quand les herbes atteignent une hauteur supérieure de 40 cm alors « seules les zones présentant un enjeu de visibilité pour la sécurité sont alors traitées » précise le département.
« Ici la gestion change vos espaces verts évoluent… »
Du côté des mairies, le fauchage raisonné n’est pas en reste, c’est le cas notamment au sein de la Ville de Vertou où des panneaux d’un genre nouveau viennent fleurir les espaces verts depuis quelques semaines « ici la gestion change vos espaces verts évoluent » prévient la municipalité sur une pancarte accrochée sur un bout de tronc d’arbre. Une décision s’inscrivant dans le cadre du « Plan Paysage de Vertou » Depuis le site internet de la commune, la municipalité défend un « patrimoine arboré à préserver » et y fait état de 756 hectares d’espaces naturels. En répondant à cette question « pourquoi l’espace public devient un espace fauché ? » la ville y apporte des réponses et ses propres arguments : diminution des nuisances sonores, régulation et filtration des eaux de pluie, diminution des îlots de chaleur, lieu de vie pour la faune, ou plus étonnant encore la diminution des surfaces des espaces récréatifs.
50 000 € de budget pour l’Eco-pâturage à Saint-Herblain
L’Eco-pâturage s’est invité à Saint-Herblain en 2024. Avec un budget de 50 000 euros, ce dispositif voulu par la municipalité « participe à la conservation de la vache nantaise sur le territoire » en lien avec l’association « La Vache Nantaise » L’éco-pâturage « est une méthode d’écopaysage de gestion des espaces verts et naturels par l’intervention d’herbivores domestiques » explique la fédération française Ecopâturage & écopastorialisme depuis son site internet. A Saint-Herblain ce serait près de 25 hectares d’éco-pâturage répartis sur toute la ville avec 40 animaux au total « la ville promeut un mode de pâturage raisonné, impliquant un effectif réduit de bêtes au sein d’un enclos ainsi qu’une courte durée de pâture afin de ne pas fragiliser les sols » explique t-elle depuis son site internet, prenant en charge la pose et réparation des clôtures des espaces concernés, l’éleveur quant à lui « le suivi sanitaire et les soins des animaux » conclut la mairie.
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