Blocage 10 septembre : A quoi s’attendre dans la région nantaise ?

Le 10 septembre, une date qui marque le calendrier en cette rentrée. Un appel à tout bloquer est lancé, à quelle situation faut-il s’attendre à Nantes et dans les environs ? On fait le point.

Des actions dans toute la France sont attendues demain lors de la journée de mobilisation du 10 septembre. Deux jours après la chute du gouvernement de François Bayrou. A Nantes, en se promenant dans la ville, on voit fleurir des affiches « Bloquons tout ». A quoi faut-il s’attendre ?

Origine du mouvement et préparation nantaise sous les Nefs

L’ampleur reste inconnue pour cette mobilisation. Lancé sur les réseaux sociaux, l’appel s’organise depuis la rentrée lors de réunions ou d’assemblées générales. « Si on note une adhésion de plus en plus importante dans les réunions, il y a une part d’aléas. Tout dépendra du [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

nombre de personnes réellement mobilisées le jour J » souligne une source sécuritaire à l’AFP. « C’est un mouvement horizontal, il n’y a pas un chef, chacun fait ce qu’il veut » ajoute-t-elle.

A Nantes, une assemblée générale s’est déroulée fin août sous les Nefs sur l’île de Nantes. Elle a rassemblée environ 500 personnes. Depuis quelques jours, des affiches sont collées sur des poteaux, un plan a aussi été dessiné afin d’indiquer trois points de blocage.

Quelles perturbations ?

Demain matin dès 6h, 3 points seront particulièrement impactés : le rond point de la Janvraie (Pont de Cheviré), le Cardo et la Prairie de Mauves. D’autres blocages sont possibles. Un village revendicatif sera déployé Place Graslin à Nantes dans l’après-midi. Côté transports, là aussi des perturbations sont à prévoir sur différentes lignes (informations à retrouver sur naolib.fr)

D’autres services seront chamboulés en raison de cette grève : les écoles publiques, la collecte des déchets dans la métropole, fermeture d’accueils de loisirs à Nantes. Evolution à suivre sur metropole.nantes. Les autorités envisagent des mouvements plus forts dans certaines régions comme à Rennes et Nantes indique l’AFP. 

Témoignage

Plusieurs Français se sont confiés à l’AFP sur leur participation à cette mobilisation. Parmi eux, Leïla, 28 ans qui donne des cours particuliers de mathématiques à Nantes. Sa colère est notamment alimentée par l’allongement à sept jours du délai de carence pour le versement des indemnités d’arrêt maladie ou encore le refus d’abroger la réforme des retraites. Membre de LFI, elle souhaite une dimension féministe pour ce mouvement car « la pauvreté crée pour les femmes les conditions de leur non-sécurité en retardant le moment où elles quittent un conjoint violent » affirme-t-elle.

Vendredi dernier, Bruno Retailleau, Ministre de l’Intérieur a dit ne pas croire à « des mouvements d’ampleur » mais plutôt « des actions spectaculaires ». Certains commerçants nantais ont en tout cas commencé à sécuriser leurs vitrines.

Photo : Hello Gazette Nantes, une affiche « Bloquons Tout 10 Septembre » à Nantes

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