L’association « Les Bouillonnantes » publie une enquête sur « les attentes des client.es vis-à-vis de la restauration à Nantes et autour »
Un moral en berne et un secteur en crise. L’association « Les Bouillonnantes » a souhaité via une enquête réalisée entre mi-novembre et fin décembre 2025, vérifier le ressenti des restaurateur.rices « sur la baisse de fréquentation liée au contexte social et économique » explique t-elle. Auprès d’un échantillon de 1 223 répondants, celle-ci a été diffusée sur les réseaux sociaux, au sein de la newsletter de l’association, les restaurateur.rices ainsi que des partenaires et médias locaux.
50% des personnes ayant répondu à l’enquête vont moins souvent au restaurant
« Le ressenti des professionnel.les concernant une baisse de la fréquentation des restaurants est confirmé par les résultats de cette enquête » souligne l’étude. En effet, environ 50% déclarent aller moins souvent au restaurant alors qu’ils ne sont que 12 à 15% à y aller plus fréquemment. La première explication serait « en regard d’un contexte global marqué par une attention accrue portée aux dépenses et par une diminution générale des sorties » précise « Les Bouillonnantes »
« Un resto convival pas trop bruyant où je peux manger vegé sans le réclamer »
Malgré tout, les sorties étant moins nombreuses, les exigences quant à elles restent élevées avec notamment la qualité des plats, l’accueil, l’ambiance, la convivialité, l’engagement RSE, la provenance et la qualité des produits, ainsi qu’une très forte demande de renforcement des offres végétariennes ou végétales. Le prix reste un critère important avec une recherche de notion de « simplicité » comme le souligne les témoignages recueillis. « Des lieux simples où on est bien accueilli et où on sent une vraie volonté de faire bien les choses » souligne un.e répondant.es ou encore « un resto convivial pas trop bruyant où je peux manger vergé sans le réclamer » en souligne un.e autre. L’offre végétale se hissant parmi le premier critère de choix d’un restaurant pour le déjeuner.
Une lassitude sur l’offre de restauration et la question du bien-être des salariés
La nécessité de réserver à l’avance, la pratique de tarifs jugés parfois « excessifs » ou encore de menus imposés, font partie des points de « frustrations et de difficultés » soulevés par les personnes interrogées « certaines cuisines sont trop peu recherchées pour des prix trop élevés (burger classique à 18€…) » peut-on y lire, quand la question du végétal reprend le dessus « le soir, beaucoup de menus manquent de végétal et ne sont pas équilibrés (notamment les assiettes à partager avec beaucoup de sauce, de gras, de friture…) » quand une répondante enfonce le clou « je suis devenue vegan et l’offre est très limitée » Enfin, la question du bien-être des employés est également sur la table pesant dans la balance forçant les restaurateur.rices nantais.es à revoir leur copie.
