Retrait-gonflement des argiles : Sandrine Rousseau à Rezé

Group of five adults standing on a residential street, dressed in jackets, engaging in conversation on an overcast day.

Afin d’évoquer le phénomème de retrait-gonflement des argiles, Sandrine Rousseau est venue à la rencontre du Collectif Rezéen d’Habitations Fissurées. Un déplacement avec la Députée Julie Laernoes et Agnès Bourgeais, Maire de Rezé.

En présence d’un sol argileux, une sensibilité aux variations de teneur en eau est constatée. Lorsque l’eau s’évapore, il se rétracte. Lorsque la sécheresse impacte le territoire, le sol gonfle. Un phénomène de retrait et gonflement des argiles (RGA). « Ces variations sont lentes mais peuvent être la cause de mouvements de terrain à l’origine de dommages potentiellement très importants dans les constructions » explique sur son site le Ministère de la Transition Ecologique.

Pour faire le point sur cette situation dans la région nantaise, Sandrine Rousseau, Députée EELV, a rencontré ce mardi 5 mai 2026 le Collectif Rezéen d’Habitations Fissurées créé en 2025. Celui ci est composé d’habitants touchés par le retrait-gonflement des argiles (RGA). Une visite aux côtés de la Députée EELV de la 4e circonscription de Loire-Atlantique, Julie Laernoes et d’Agnès Bourgeais, Maire de Rezé. Les maisons concernées peuvent présenter des fissures et déformations. « En France ce sont près de 6 maisons sur 10 qui sont situées dans une zone exposée au RGA » soulignent-elles dans un communiqué commun. 

Des indemnisations accordées qu’en cas de reconnaissance de catastrophe naturelle

« Il y a cinq ans, 48 % du territoire national était dans une zone à risque, maintenant ce pourcentage s’élève à 55 % » alerte Julie Laernoes. Les élus rappellent  que « les indemnisations des particuliers concernés par le RGA sont à l’heure actuelle conditionnées à la reconnaissance de catastrophe naturelle ». Un statut n’ayant pas être attribué à Rezé suite aux périodes de sécheresse. « Les collectivités souffrent de plus en plus des conséquences du changement climatique » s’inquiète la Maire de Rezé. « Si l’Etat ne nous soutient pas et n’agit pas en profondeur, quel va être le sentiment des français.e.s face à la dégradation de leurs biens ? » s’interroge-t-elle. 

Une proposition de loi en 2023

Sandrine Rousseau avait déposé en 2023 une proposition de loi permettant une meilleure indemnisation suite aux dégâts sur les biens immobiliers en raison de ce phénomène. Adoptée en première lecture, elle a été rejetée par le Sénat et n’est pas réinscrite à l’ordre du jour à l’Assemblée Nationale.

Le RGA est un risque qui touche une maison individuelle sur deux en France et il est l’un des premiers risques liés au changement climatique mais pourtant il ne fait l’objet d’aucune politique publique ambitieuse à l’heure actuelle” déplore la Députée écologiste Sandrine Rousseau.

Photo : Agnès Bourgeais, Julie Laernoes et Sandrine Rousseau avec le collectif, DR

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