La Loire-Atlantique est actuellement placée en alerte orange Canicule. Dans les écoles, sur les chantiers, ou encore dans les commerces, chacun(e) affronte cette vague de chaleur inédite pour un mois de mai. Reportage à Nantes.Des pauses réduites et une embauche à 7 heures du matin
Sur les bords de Loire les ouvriers casques sur la tête et tenues orange, sont sur le pont depuis 7 heures ce mardi matin, en prévision des 34°C annoncés par Météo France en milieu de journée. Un aménagement du temps de travail nécessaire comme l’explique Marius Guibert chef de chantier « on prend aussi une pause réduite à 30 minutes à midi pour éviter de travailler trop longtemps sous le cagnard » confie-t-il. Un « briefing » de sécurité était prévu dans la matinée afin de rappeler les bons gestes aux ouvriers pour pallier à la canicule.
« Ce n’est pas le premier épisode de chaleur, on commence à prendre des réflexes »
A l’école Saint-Mihiel, pour la cheffe d’établissement Marie Bouju qui regroupe 400 élèves de maternelle et de primaire, la situation est sous contrôle « ce n’est pas le premier épisode de chaleur, on commence à prendre des réflexes » souligne t-elle alors qu’elle accueille les élèves devant la grille verte. Parmi les solutions trouvées, un mot aux parents demandant de prévoir chapeaux et bouteilles d’eau, et l’annulation des cours de sport prévus l’après-midi même « on a la chance d’avoir une cour arborée » glisse t-elle.
Des établissements scolaires pas « adaptés »
Pourtant, selon Céline Pellat, professeure de mathématiques dans un établissement situé à Sainte-Luce-sur Loire et co-secrétaire de la FSU 44, les établissements scolaires ne sont pas « adaptés » à des températures caniculaires « dans des salles vitrées, sans volets, qui ont chauffé tout le weekend, cela va être infernal » argue-t-elle. Elle explique même avoir dû apporter son propre ventilateur en classe pour ses élèves souffrant de la chaleur.
« Les ventilateurs brassent de l’air chaud »
Sous la mezzanine, à la gare de Nantes, le thermomètre positionné sous la verrière affichait 28°C peu après 9 heures. Une situation compliquée pour une employée d’une enseigne installée sous la verrière « cela commence à être vraiment pénible aux alentours de midi, et toute la journée ensuite. les ventilateurs brassent de l’air chaud » Même son de cloche pour Mylène Manet, qui prend son service sur le comptoir de la boutique où elle y posera une gourde ainsi qu’un ventilateur de poche.
L’inquiétude pour les producteurs de blé
A Nort-sur Erdre, Nicolas Favry producteur de céréales s’inquiète des conséquences de la chaleur sur son exploitation « cela peut jouer sur le remplissage des grains […] il ne faut pas que cette chaleur dure » explique t-il. Sur son exploitation, il s’adapte comme il le peut « tant qu’on est dans la cabine du tracteur, ça va, c’est quand on descend que, dans l’après-midi, c’est difficile » souffle t-il.
