Le groupe des Elus démocrates & progressistes de Nantes, constitué de Valérie Oppelt, Députée et conseillère municipale et métropolitaine de Nantes, Mounir Belhamiti, Conseiller municipal et métropolitain nantais, Sarah El Haïry, Secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et de l’engagement, Conseillère municipale et métropolitaine de Nantes, et Erwan Huchet, Conseiller Municipal de Nantes, a enjoint Johanna Rolland Maire de Nantes « de mettre fin à l’occupation du théâtre et de faire libérer le théâtre Graslin dès le 19 mai ». « Notre groupe demande à Madame la Maire Johanna Rolland et son adjoint à la culture de faire le nécessaire auprès des autorités pour libérer ce lieu de diversités culturelles, ce lieu de patrimoine du théâtre et de faire libérer le théâtre Graslin dès le 19 mai »
ont-t-il indiqué par voie d’un communiqué conjoint « Les secteurs de la culture, du spectacle et du tourisme ont particulièrement souffert durant cette dernière année et nous avons une pensée pour toutes les équipes qui oeuvrent pour la joie de tous les citoyens […] En conséquence de quoi, il est temps que le théâtre Graslin retrouve sa fonction première et réouvre enfin. Il faut mettre fin à l’occupation de notre Théâtre » ont poursuivi les élus de la majorité présidentielle.
« Tant qu’on aura pas de réponses on continuera l’occupation et les actions »
Contactée ce matin Martine Ritz membre du Syndicat Français des Artistes CGT, Comédienne, et Costumière occupant depuis « 70 jours » le Théâtre Graslin a réagi au communiqué « Si vous voulez on le savait, on est pas surpris, elle [Valérie Oppelt] fait le job contre la ville de Nantes, elle fait le job pour Macron [Le président de la République], mais nous on est sur nos positions très claires, on est toujours sur nos revendications. Le gouvernement auquel participe Madame Oppelt méprise le monde de la culture. Ce qu’elle raconte [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
n’a pas grand intérêt à nos yeux, nous on continue l’occupation et on continue nos revendications. Le théâtre est exactement occupé aujourd’hui comme il l’a été pendant 70 jours, il le sera demain, puis demain, puis après demain, puis après après demain » […] Pour que ça se termine l’occupation à Graslin il faut qu’elle plaide auprès de Monsieur Macron de donner foi à toutes nos revendications auquel cas on partira tranquillement » affirme t-elle.
Des revendications inchangées
Martine Ritz l’assure « On attend que le gouvernement considère la culture et le spectacle vivant et les arts en général. Voila ce qu’on attend depuis mais c’est pas depuis 70 jours c’est depuis des mois » et énumère les revendications actuelles « L’abrogation de la réforme de l’assurance chômage, la réouverture avec un plan de reprise digne de ce nom pour que les professionnels travaillent dans de bonnes conditions et retrouvent effectivement des salaires et puissent cotiser. Des droits sociaux pour les personnes en congé maternité et arrêt maladie. La possibilité pour les primo accédant d’avoir un seuil abaissé et non pas à 338 heures, mais à 250 heures pour accéder à la protection sociale, puisque la jeunesse est dans un état épouvantable. Des droits sociaux et une véritable sécurité sociale pour les artistes auteurs et autrices, et puis au niveau des droits sociaux, tout le travail autour des caisses et congés spectacles, la caisse de médecine de travail »
Et de conclure « Parce que là penser que c’est la réouverture quand il va y avoir un artiste sur quatre seulement qui va travailler, ceci n’est pas une réouverture. Madame Oppelt pourra considérer que l’opéra Graslin retrouvera sa forme initiale quand Monsieur Macron et Madame Bachelot [Ministre de la Culture] entendront les revendications d’un secteur professionnel tout entier ».
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