Nantes : Avec les « Songes » Valérie Chéné donne une seconde vie aux pièces de luxe

Les Songes

De belles pièces de maroquinerie entreposées dans sa boutique « Les Songes » située à Nantes en passant par le prêt-à-porter, Valérie Chéné déniche des articles de seconde main depuis 25 ans. Elle fait profiter de son expérience à ses clients à la recherche de vêtements et accessoires de luxe, dans l’optique d’une mode plus raisonnée et responsable.

« On rachetait tous les ans les mêmes pièces et je me rendais compte qu’il y avait énormément de pièces qui pouvaient être revendues »

A lire également : Comment le Relais recycle nos vêtements en Pays de Loire ? 

Quand on lui demande pourquoi elle a voulu se lancer dans le [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]

dépôt vente de luxe à Nantes, Valérie Chéné nous parle d’emblée de sa maman, celle qui lui a tout transmis « J’ai été bercée dans le monde du prêt-à-porter de luxe puisque ma mère avait une boutique de prêt à porter de luxe. C’est un univers que je connais bien » Durant toutes ses années, elle aiguise son oeil et son savoir-faire « j’ai commencé à travailler dans l’art contemporain donc en fait j’ai un regard sur le vêtement […] comme un bel objet, plus que comme une pièce à porter » explique t-elle.

Ses voyages à Milan avec sa maman lui feront prendre conscience de l’impact écologique du secteur « On rachetait tous les ans les mêmes pièces et je me rendais compte qu’il y avait énormément de pièces qui pouvaient être revendues, des pièces de belles qualité des pièces de grandes marques dans des matières splendides. C’est comme ça que j’ai eu cette idée de revente pour […] que ça permette à certaines d’accéder à des pièces de grandes marques » Est née alors « Les Songes » une boutique « Multi marques » comme elle la présente orientée vers le luxe.

Des clients de plus en plus jeunes qui se détournent de la Fast Fashion

Mais pourquoi les clients plébiscitent sa boutique depuis 25 ans ? Forte de son expérience, Valérie Chéné a vu les modes de consommation évoluer vers une plus grande responsabilité écologique « C’est vraiment en train de changer, il y a des prises de conscience et j’ai de plus en plus de nouvelles clientes qui viennent parce qu’elles veulent s’habiller d’occasion parce que c’est un acte engageant qui a du sens qui donne une qualité à leur consommation en fait » souligne t-elle.

Las de la surconsommation et la Fast Fashion (industrie vestimentaire avec un renouvellement très fréquent des collections ndlr) ? oui selon Valérie Chéné « Elles veulent que les produits durent dans le temps » ce qui n’est pas pour lui déplaire « Je suis contente de vivre cette période aussi ou le vêtement enfin a tout son sens, on achète autrement, c’est pas de la surconsommation » D’Isabel Marant en passant par Brunello Cucinelli, les clients peuvent trouver leur bonheur, quelques fois des pièces d’une grande exception « Il y a des pièces emblématiques comme par exemple un birkin en crocodile vendu 12 000 € » se remémore Valérie Chéné.

« J’essaie toujours de faire des prix qui soient cohérents par rapport au prix de départ des prix de vente en boutique pour que ça ait un intérêt »

Un système de dépôt/vente est en place un « service attentionné » pour ceux qui lui laissent la gestion de leur dressing, permettant à la boutique un renouvellement constant et une garantie sur l’authenticité des pièces « Le fait d’avoir travaillé en boutique à Paris d’avoir été en contact avec les pièces, c’est un apprentissage tout le temps de chaque instant » explique t-elle. « Le moindre doute je ne prends pas […] j’ai froissé certaines clientes parce que je pensais que c’étaient des pièces authentiques mais moi j’avais un doute et je dors tranquille » conclut-elle.

[/ihc-hide-content]

À lire également