Botulisme : Les professionnels constatent les dégâts, la Région réagit 

Une épidémie de botulisme touche actuellement plusieurs zones humides en Loire-Atlantique. La Région Pays de la Loire vient de réagir par voie de communiqué de presse.

Dans les marais de la Loire-Atlantique, l’Union des chasseurs de gibier d’eau de Grande Brière constate les dégâts. Ce dimanche, ils étaient 150 chasseurs et pêcheurs bénévoles pour comptabiliser et collecter les oiseaux morts. Actuellement, une épidémie d’épizootie de botulisme aviaire touche plusieurs zones humides dans le [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

département « Quelles que soient les espèces qu’on retrouve, c’est un crève-coeur. Ce marais qui est notre coin de paradis, on l’aura transformé en véritable enfer » s’émeut Frédéric Richeux président de l’Union des chasseurs de gibier d’eau de Grande Brière.

Plus de 3000 oiseaux victimes de botulisme selon la préfecture

Par voie de communiqué de presse, la Région Pays de la Loire tient à « exprimer sa solidarité à l’ensemble des acteurs mobilisés sur le terrain, particulièrement aux chasseurs, dans un contexte éprouvant pour la biodiversité et les usagers des marais » Si elle dit avoir « la pleine conscience […] de la gravité de la situation » elle précise que Roland Marion, conseiller régional délégué à la biodiversité et à la décarbonation ainsi que les services de la Région « sont en lien permanent avec les services de l’Etat et tous les acteurs concernés par l’épidémie » et rappelle au passage ses financements au Parc naturel régional de Brière et la réserve de Grand-Lieu « à l’identique des années précédentes, à hauteur de 900 000 euros ». Car pour l’heure, c’est plus de 3000 oiseaux victimes qui ont été rassemblés dans le marais de Brière et sur le lac de Grand Lieu, selon la préfecture de la Loire-Atlantique.

Une mortalité qui n’a pas été observée depuis 1995

Du côté de la Brière comportant près de 25.000 hectares de zones humides, on fait les comptes. Eric Provost, président du parc régional de Brière précise que quelques cas de botulisme aviaire ne sont pas « inhabituels » mais qu’une « telle mortalité n’avait pas été observée depuis 1995 » Parmi ses premiers points d’explication la chaleur et la sécheresse. Du côté de Frédéric Richeux, le chasseur appelle à « un électrochoc pour ce territoire » avec « une vraie gestion hydraulique » qu’il souhaite dès l’année prochaine « l’eau du printemps ne doit pas partir par millions de mètres cubes en mer comme c’est fait actuellement » argue t-il.

« Un gros effort de ramassage depuis trois semaines »

Pour le moment c’est l’heure de la collecte qui prime avec « un gros effort de ramassage depuis trois semaines » précise Jean-Marc Gillier, directeur de la réserve nationale du lac de Grand-Lieu. Car les asticots qui se développent sur les carcasses d’oiseaux tués par le botulisme sont porteurs de bactéries, et par effet domino ont de fortes chances de contaminer les oiseaux qui les mangeront. Pourtant, ces efforts de ramassage ont tout de même « un succès assez mitigé on en ramasse toujours autant, les épisodes habituels sont circonscrits à une zone ou deux autour du lac, mais cette année le périmètre est très large » conclut Jean-Marc Gillier.

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