Bruno Cailleteau (LFI), adjoint au Maire aux Sorinières, est candidat sous la bannière NUPES dans la 10e circonscription. Il souhaite avec sa suppléante Léonie Ferry « mettre en oeuvre un parlement populaire »
Qu’est-ce qui a motivé votre candidature aux Législatives ?
C’est la situation de déliquescence notamment sur le plan social, on a près de 10 millions de personnes qui sont en deçà du seuil de pauvreté. Il y a une régression sociale sur l’ensemble de ce mandat. Le choix est simple, rester spectateur ou entrer dans l’arène et se battre pour renverser les choses et revenir à une société de justice et d’égalité en faveur de tous. Le combat pour la justice sociale m’anime.
Si vous êtes élu, quels sujets souhaitez-vous porter à l’Assemblée Nationale ?
Les réponses à apporter aux personnes en situation de pauvreté. J’ai porté l’action sociale sur ma commune pendant près de quinze ans, ce sont des problématiques que je connais bien et sur lesquelles je m’investirai beaucoup.
Les violences faites aux femmes, on n’apporte pas toujours les réponses les plus efficaces. Il y a eu beaucoup de communication pendant ce mandat avec Marlène Schiappa (Secrétaire d’Etat à l’égalité femmes hommes puis Ministre déléguée à la Citoyenneté) mais au niveau des actes, c’était un peu léger, il y a toujours des femmes qui subissent les violences, qui en décèdent parfois dans des situations dramatiques au travers de violences intrafamiliales concernant les enfants aussi.
Augmenter le pouvoir d’achat et pour les défis environnementaux la nécessité d’engager une planification écologique.
Quel sera votre première action pour la 10e circonscription ?
Quand vous êtes député, vous êtes député de la nation. La première mesure que je voterai sera l’augmentation du smic à 1500 € pour [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
apporter un peu d’oxygène aux personnes qui sont totalement asphyxiées financièrement actuellement avec l’augmentation des prix consécutifs à l’inflation, et je conjuguerai l’augmentation du SMIC et le blocage des prix des produits de première nécessité. Si on gagne ces élections, dès que le gouvernement sera mis en place et le parlement investi, ça peut être très rapide, à compter du 1er juillet.
Dans la circonscription, sur la question environnementale, nous sommes particulièrement impactés par l’usage des pesticides puisqu’on est sur un territoire où on a un maraîchage industriel et l’économie viticole. Je souhaite interdire l’usage du glyphosate et de tous les pesticides qui portent atteinte à l’environnement.
Quel député souhaitez-vous être ?
Un député de proximité avec l’ensemble des élus du territoire au-delà des appartenances politiques et les habitants. On sort de dix ans d’exercice de mandat par une députée sortante fantôme. Je considère que je dois rendre compte de l’exercice de mon mandat, ça se traduira par l’organisation de réunions publiques sur la base du projet que l’on porte dans le cadre de la NUPES. La députée sortante nous explique qu’elle a reçu les habitants, on sait très bien que quand les parlementaires reçoivent des habitants de manière individuelle, c’est pour des demandes particulières. Ça s’entend pour les personnes qui peuvent rencontrer des difficultés mais après je pense que ce qui est important relève de l’intérêt général et passe par un échange direct de manière collective.
Je souhaite, parallèlement à l’exercice de mon mandat, que ma suppléante Léonie Ferry soit un relais vis-à-vis des habitants de la circonscription. Nous allons mettre en oeuvre un parlement populaire au sein duquel on retrouvera des personnalités de la circonscription qui jouent un rôle important, des habitants pour avoir une réflexion permanente. et former les citoyens à l’exercice de la démocratie et ne pas s’inscrire dans un fonctionnement vertical mais horizontal afin d’être certain de porter à l’Assemblée nationale les décisions qu’attendent nos concitoyens.
En quoi consiste votre campagne, comment comptez-vous convaincre les électeurs de voter pour vous ?
On est en campagne depuis novembre 2021 pour soutenir notre candidat Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle. On s’appuie sur de nombreux mois d’échanges au travers d’initiatives, de nombreux porte-à-porte notamment dans les quartiers populaires de la circonscription et l’appui de collectifs qui étaient engagés dans certains combats qu’on a soutenus notamment les collectifs d’habitants qui avaient engagé des contentieux contre leurs bailleurs, le collectif qui s’est constitué sur la Zac du Brochet à Vallet car on est contre l’artificialisation des sols.
Nous sommes sortis du premier tour de l’élection présidentielle comme la deuxième force politique de la circonscription avec près de 20% des suffrages. Aller à la rencontre des habitants, échanger avec eux pour s’imprégner de leurs difficultés auxquelles ils sont confrontés nous a permis d’enrichir notre programme à l’échelle locale. Pour notre réunion publique à La Haie-Fouassière, tous les partis de gauche étaient rassemblés. Les jeunes nous accompagnent, on a une campagne enthousiasmante, elle est porteuse d’espoir.
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