Abonnés
Renforcement de l’accompagnement des jeunes protégés, Enveloppe pour les aides à domicile, fonctionnement et modernisation des collèges étaient au centre des échanges lors du conseil départemental qui s’est tenu hier 18 octobre.
Une enveloppe complémentaire de 7M€ à destination des jeunes protégés
Avec un budget de 160 M€, le département de Loire-Atlantique rajoute une première enveloppe de 7M€ dans le cadre de la protection de l’enfance. Cette rallonge budgétaire servira à la création de postes au sein de l’aide sociale à l’enfance, à subventionner les établissements de la protection de l’enfance ou encore à créer des places supplémentaires en établissements.
« Faut-il une extension, ou un nouveau centre en dehors de la métropole ? »
Marie-Christine Curaudeau, conseillère départementale du canton de Saint-Brevin-les-Pins – Démocratie 44
Des mesures saluées par l’opposition mais avec quelques [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
réserves soulignées par Marie-Christine Curaudeau, conseillère départementale du canton de Saint-Brevin-les-Pins du groupe de l’Union de la droite du centre et des sans étiquette. Lors d’une intervention l’élue insiste « Nous continuons à nous interroger sur le bon calibrage du centre départemental enfance jeunesse qui a été inauguré il y a seulement quelques mois et qui, d’ores et déja ne répond plus aux besoins » et de lancer un pavé dans la mare « Faut-il une extension, ou un nouveau centre en dehors de la métropole ? »
« L’Assemblée Départementale avait déjà pris ses responsabilités. 500 places d’accueil supplémentaires ont été créées, les moyens humains ont été renforcés. Mais il y a encore beaucoup à faire »
Michel Ménard – Président du département
Une demande de mission d’information et d’évaluation sera déposée par le Groupe Démocratie 44 « dans les tout prochains jours » a annoncé Pierre Martin conseiller départemental du canton de Pornic, pour « nous permettre d’auditionner les acteurs de la protection de l’enfance pour définir les besoins et travailler sur les réponses à court, moyen et long terme que la collectivité peut et doit apporter ». « Claire Tramier (1ère Vice-présidente Familles et protection de l’enfance) a déjà rencontré les professionnels, les agents de la collectivité, les responsables d’établissement, les responsables associatifs. Avec eux nous avons identifié des solutions » a souligné Michel Ménard, Président du département.
Durant le précédent mandat « L’Assemblée Départementale avait déjà pris ses responsabilités. 500 places d’accueil supplémentaires ont été créées, les moyens humains ont été renforcés. Mais il y a encore beaucoup à faire. Nous poursuivons nos efforts pour aller encore plus loin dans l’accompagnement des familles, dans la détection et la prévention des situations de maltraitance. » a rappelé Michel Ménard.
1,47 M€ pour les aides à domicile
A partir du 1er octobre prochain, les salaires de plus de 3000 professionnels exerçant au sein des 13 services d’aide et d’accompagnement à domicile habilités par le département seront revalorisés. Une hausse de 13 à 15% soutenue par le département à hauteur de 30% et à 70% par l’Etat. « Agir pour protéger celles et ceux qui sont les plus exposés c’est aussi reconnaître l’engagement des femmes et des hommes qui assurent des missions essentielles pour nos concitoyens. » a rappelé en séance Michel Ménard Président du Département.
Collège de la Neustrie : Le Groupe Démocratie 44 demande une reconstruction
Suite à l’abandon de l’aéroport de Notre Dame des Landes, et le projet de prolongation de la piste actuelle, le sujet de la modernisation des collèges a suscité des questionnements de la part du groupe Démocratie 44. Sur la table, le sujet du Collège de la Neustrie situé sur la commune de Bouguenais « particulièrement impacté par les nuisances générées par l’aéroport de Nantes Atantique » selon Erwan Bouvais conseiller départemental du canton de la Chapelle-sur-Erdre. L’élu interpelle le département sur le dossier et souhaite des engagements de l’Etat sur une reconstruction du collège « eu égard au bruit et aux nuisances en tous genres subies sur place » a t-il indiqué.
Vincent Danis, Vice-Président Education et politiques éducatives le reconnait « La Neustrie c’est un dossier assez complexe » et poursuit « Les intentions de l’Etat sont connues il s’agit d’aider finalement à la reconstruction des équipements publics et en particulier scolaires qui sont dans le couloir aérien, où le bruit est important, en tout cas où le nombre de décibels dépasse les seuils tolérés. Sauf que l’Etat a des intentions mais n’a pas de chiffrages et donc on est un peu dépourvus, c’est la première chose.
La deuxième chose c’est que si on veut reconstruire un nouveau collège et prétendre aux aides […] Il faut que le collège soit recréé dans un secteur où il y a moins de nuisances sonores. Nous sommes allés voir la Maire de Bouguenais, nous avons eu une première réunion tout simplement pour prendre acte des zones où cela n’était pas envisageable de reconstruire. »
« La Neustrie c’est un dossier assez complexe »
Vincent Danis, Vice-Président Education et politiques éducatives
« Elle a elle-même demandé une étude à l’AURAN (Agence d’Urbanisme de la Région Nantaise). L’AURAN a rendu ses études et de fait les secteurs qui restent sont assez minces. Il appartient à la municipalité de Bouguenais de voir où elle pourrait accueillir un nouveau collège. Mais l’attention du département en tout cas ce que j’ai exprimé en réunion c’était bien entendu d’offrir les meilleurs conditions d’études possibles aux jeunes bouguenaisiennes et bouguenaisiens. » a rappelé Vincent Danis.
Collège Gérard Philippe de Carquefou : L’opposition réclame une réunion en urgence sur les conditions d’accueil des collégiens
Autre point sensible : celui du Collège Gérard Philippe à Carquefou. Lors d’une prise de parole, Véronique Dubettier-Grenier, conseillère départementale du canton de Carquefou du groupe Démocratie 44 réclame d’urgence une réunion avec le nouveau vice-président et l’ensemble des acteurs. En cause ? Selon l’élue, la vétusté des modulaires qui ternissent l’accueil des collégiens. « Nous renouvelons notre demande d’étudier la construction d’un nouveau bâtiment permettant notamment de rendre aux modulaires leur vocation temporaire et d’intégrer l’ensemble des classes dans des locaux pérennes et dotés d’une isolation phonique et thermique dont les modulaires sont dépourvus » a t-elle indiqué.
De son côté, Vincent Danis, Vice-Président Education et politiques éducatives souligne « Les services m’indiquent que les études sont en cours. Dès que l’on aura quelque chose qui permet d’objectiver les choses je reviendrai vers vous et puis nous irons sur place échanger avec les équipes. »
[/ihc-hide-content]
Conseil départemental : Solidarité et Education au menu
