Décryptage : rénovation, bruit, enjeux économiques, quel avenir pour l’aéroport Nantes Atlantique ? 

Nantes Atlantique : Un futur aéroport en 2025 sur fond d’enjeu économique - Avion

C’est une histoire qui ne manque pas de rebondissements. Alors qu’en octobre 2023 l’appel d’offre concernant le réaménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique était déclaré sans suite, les élus oscillent entre espoir mais également incertitudes. Parmi eux, Jean-Claude Lemasson, Maire de Saint-Aignan de Grand Lieu. Décryptage.

Une rencontre entre Christelle Morançais et le ministre des transports François Durovray

Nous sommes en octobre 2023, le Préfet de la Loire-Atlantique annonce l’abandon de l’appel d’offre relatif au réaménagement de l’aéroport de Nantes. Clément Beaune, alors Ministre des Transports annonçait qu’un nouvel appel d’offres serait lancé d’ici la fin de l’année 2023. Une dissolution et un changement de ministre plus tard qu’en est-il aujourd’hui ? « le nouveau ministre s’est engagé à ce que le dossier d’appel d’offre soit transmis au candidat retenu en décembre de cette année » précise Jean-Claude Lemasson Maire de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu parlant d’un « calendrier qui nous a été fourni par le délégué ministériel » Un calendrier jugé

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insuffisant pour Christelle Morançais, Présidente de la Région Pays de la Loire qui dans un communiqué de presse annonçait avoir rencontré le ministre des Transports François Durovray « peu de temps après sa nomination » et précisant que « le ministre s’est engagé à ce que le nouvel appel d’offre destiné à désigner le futur concessionnaire soit publié d’ici la fin de l’année »

Des travaux de rénovation par l’ancien concessionnaire pour un coût de 26 M€

Egalement en cours, des travaux de modernisation engagés par le concessionnaire actuel AGO (Aéroport du Grand Ouest ndlr) détenu par VINCI à 85%, la Chambre de commerce et d’Industrie de Nantes Saint Nazaire à 10% et par l’Entreprise de Travaux Publics de l’Ouest à 5% « compte tenu du décalage annoncé de 2 ans du réaménagement de la plateforme nantaise » précise VINCI par voie de communiqué de presse. Une information confirmée par le Maire de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu « ces travaux étaient prévus avec la nouvelle concession » soulignant que les travaux sont réalisés sur des transformations de l’aérogare du hall 4. « Il n’est pas très fonctionnel aujourd’hui » mais également sur des rénovations des postes avions dont le coût est estimé à 26 M€ annoncé par VINCI « qui vise à garantir une exploitation dans les meilleures conditions possibles jusqu’au démarrage de la prochaine concession » souligne le concessionnaire. Il indique qu’une feuille de route de travaux est prévue sur 2024-2025.

Une attente non mesurée par Christelle Morançais qui lors de son rendez-vous avec le ministre des transports a « exigé que des travaux de modernisation soient effectués le plus rapidement possible dans les aménagements de l’aérogare et ainsi que pour les services pour des voyageurs, sans attendre l’attribution du prochain concessionnaire » argue l’élue.

Un plan d’exposition au bruit encore incertain

Parmi les points d’incertitudes, c’est notamment l’exploitation commerciale par le nouveau concessionnaire attributaire, mais également une problématique d’aménagement du territoire, avec la cartographique du bruit persistant comme l’explique Jean-Claude Lemasson  « on devrait avoir un nouveau plan d’exposition au bruit […] en 2025, on l’aura plus sûrement en 2026 voire 2027 » précise le maire de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu. « L’allongement de la piste, il n’y en a plus, la double trajectoire, il n’y en a plus, ça veut dire qu’il faut repenser effectivement ces cartographies » supposant une attente mais également de futurs ajustements insiste le maire « on n’a pas l’écriture sous forme cartographique des zones que l’on pourrait aménager demain ou non » affirme-t-il.

« Ce couvre-feu est mieux respecté, c’est une évidence »

Des enjeux de bien-être pour les habitants vivant aux abords de l’aéroport, mais également environnemental et économiques font partie de la balance. Car le monde évolue : télétravail, rapprochements familiaux ou encore voyages d’agrément, le projet devra vivre avec son temps. Une réflexion que partage Jean-Claude Lemasson «on ne doit pas voyager pour 24 heures ou 48 heures, hormis peut-être pour le travail, mais sûrement pas pour passer un week-end » explique l’élu. Du côté du couvre-feu, même si celui semble mieux respecté selon le maire, il subsiste néanmoins quelques écarts à celui-ci « une nuit sur trois, on a au moins un vol » déplore Jean-Claude Lemasson qui reste actif dans ce dossier complexe. « Depuis la mise en place de la commission de dialogue sous Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre, en 2012, je ne rate quasiment aucune réunion » conclut l’élu.

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