Emploi saisonnier dans les serres et formation : comment se porte le secteur ?

En Loire-Atlantique, près de 200 entreprises sont spécialisées dans le maraîchage. Parmi elles, 40 sont dédiées au travail en serre. Un secteur où les compétences s’acquièrent en tant que saisonnier. Comment se porte le recrutement de saisonniers dans le département ? En quoi la formation consiste-t-elle ? On vous parle du métier de serriste et de ses particularités, direction Pont-Saint-Martin où est installée la Fédération des Maraichers Nantais.

Elles se posent dans les champs telles des parures en acier ou aluminium. Ces grandes structures aux toits transparents, en verre principalement, connaissent chaque année la même agitation. Entre février et octobre, les serristes débutants ou expérimentés s’activent dans les rangs de tomates et de concombres, légumes les plus cultivés en Loire-Atlantique par ce moyen de production  Le département compte  « un peu moins de 200 hectares de serres » précise Antoine Thiberge, directeur de la Fédération des maraîchers nantais, ce qui représente « entre 7 et 10 emplois par hectare de serres».

Le recrutement des saisonniers reste compliqué

Acteurs incontournables pour la production en serre, leur recrutement reste  «compliqué». Tous les ans, les entreprises doivent renforcer leurs effectifs et [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]

la demande est importante. L’expérience est la première qualité recherchée « les entreprises ont tendance à privilégier les candidatures de saisonniers qui reviennent régulièrement.» admet Antoine Thiberge. Les embauches concernent particulièrement les étudiants. Un autre critère est étudié, la disponibilité sur plusieurs mois. Deux types de contrats sont proposés, les contrats longue durée et les « contrats d’été ». Les saisonniers longue durée sont sollicités par des offres d’emploi en lien notamment avec Pôle emploi « On a également quelques saisonniers qui viennent d’autres régions et qui viennent surtout d’autres pays » indique-t-il. Et le bouche-à-oreille est un appui supplémentaire «  Quand un saisonnier s’est plu, il en parle autour de lui ». Concernant les contrats plus courts, c’est d’abord Pôle Emploi qui s’en charge. 

Le soutien de la Fédération des Maraîchers Nantais

La Fédération des Maraîchers Nantais donne un coup de pouce sur son site internet. Les personnes intéressées peuvent déposer une offre, renseigner leur disponibilités et le secteur géographique qu’elles souhaitent « On redistribue ces candidatures aux entreprises employeuses, c’est aussi un mode de recrutement intéressant.» Et le numérique s’est rendu indispensable pour la filière pendant le premier confinement avec la création d’une plateforme dédiée.

L’apprentissage des gestes par les saisonniers

Les caractéristiques du travail en serre sont enseignées dès les premiers jours aux saisonniers. Un temps important afin qu’ils puissent acquérir les gestes précis et particuliers à cette filière. Un apprentissage réalisé par les salariés les plus anciens ou les chefs d’équipe « qui expliquent les postures pour pouvoir travailler de façon confortable et les bons gestes pour tailler la plante comme il faut, récolter les fruits au bon moment » explique Antoine Thiberge. Mais travailler dans les serres ne se résume pas un métier. Plus de 15 y sont présents et des formations sont assurées en fonction de chaque domaine comme la production, la logistique, les ressources humaines et l’administratif.

Des formations courtes et des contrats de professionnalisation

Afin de permettre aux employés de renforcer leurs compétences, des modules sont accessibles, de quelques heures à quelques demi-journées. Dans le milieu du maraîchage, 1000 personnes sont concernées par ces formations. Une autre porte d’entrée est également proposée depuis janvier 2018. Des contrats de professionnalisation de 9 mois ont été mis en place par la Fédération des Maraîchers Nantais. Une prise de marque pouvant déboucher sur un temps plein « On propose aux personnes qui souhaitent s’investir dans notre secteur d’activité de nous rejoindre. Ils sont salariés dans un premier temps d’un GEIQ (Groupement d’employeurs d’Insertion et de Qualification) ». Chaque année, deux à trois groupes sont accueillis soit une dizaine de personnes.

Saisonnier avant d’obtenir un emploi à temps plein, c’est le parcours le plus classique pour travailler dans les serres. Un emploi demandant une bonne forme physique et ayant aussi des contraintes comme les conditions climatiques et des journées bien chargées. Il a également un atout mis en avant par Antoine Thiberge  « L’un des avantages importants qu’il y a en maraîchage et que l’on retrouve notamment dans les serres c’est souvent que les horaires sont adaptés en période estivale et il n’est pas rare de commencer les journées assez tôt et de terminer les journées en début d’après-midi, c’est un point d’attractivité de ces emplois ».

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