Georgia Crozet, architecte d’intérieur à Nantes est spécialisée dans la neuro-architecture. Elle présentera cette approche alliant esthétique et bien-être lors d’une conférence donnée durant le Salon Habitat et Déco au Parc des Expositions de Nantes le dimanche 3 novembre 2024.
Quand il s’agit de déco, nous pouvons vite être perdus devant diverses atmosphères comme scandinave, industrielle ou contemporaine. Alors quand il faut choisir les peintures, les sols, les meubles, cela vire rapidement au casse-tête. Avoir une jolie maison ou un bel appartement et s’y sentir bien, une démarche qui fait appel aux neurosciences en architecture. Georgia Crozet, architecte d’intérieur à Nantes mettra en avant les points principaux lors d’une conférence lors de la 31e édition du Salon Habitat et Déco à Nantes début novembre. En quoi consiste la neuro-architecture ? Réponse.
Comprendre l’espace et le comportement de ses habitants
Georgia Crozet confie avoir hésité lorsqu’elle a du choisir ses études entre « psychiatrie et l’architecture, j’ai toujours aimé comprendre l’être humain ». Après un diplôme d’architecture et d’urbanisme obtenu il y a 20 ans, elle s’inscrit en MBA Neurosciences du comportement. « Mon intérêt, c’était de comprendre l’espace dans notre comportement ».
Une expertise qu’elle déploie dans les projets de ses clients et qu’elle aime également partager auprès du grand public. Elle animera une conférence le dimanche 3 novembre prochain au Parc des Expositions de Nantes à 11h30. Durant cette présentation intitulée « Quand la science guide nos choix esthétiques », elle détaillera quelques axes structurant cette approche. Les visiteurs pourront aussi glaner des conseils pour avoir une décoration adaptée aux usages du lieu.
Couleurs, matériaux, lumières : Des choix pas anodins
En parcourant les magasins de bricolage ou de déco, une peinture orange ou un meuble en métal peuvent nous taper dans l’oeil. Des achats coup de coeur qui parfois ne répondent pas aux caractéristiques de la neuro architecture. « On va voir l’influence du comportement par [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
l’éclairage, le son, l’acoustique et les couleurs » souligne Georgia Crozet. L’un des points principaux reste la lumière. « Notre corps est réglé avec l’éclairage naturel. Quand on va se réveiller notre corps a besoin de lumière naturelle, elle va augmenter le cortisol (hormone du stress) ». Toutefois, c’est le contraire en fin de journée « il faut baisser le taux et augmenter la mélatonine » Une des solutions avancées par l’architecte d’intérieur est d’opter pour une lumière chaude et non bleue le soir.
Côté couleurs également, les caractéristiques sont à scruter de près. « Il y a des couleurs qui vont nous donner faim comme le rouge que la plupart des fast-foods utilisent. Il faut vraiment faire un dosage. Si je vois que la personne a une mélancolie je ne mettrai pas un violet ni rose pâle, je sais que ça va être pire, je pourrai mettre un jaune pâle. » Les matériaux aussi sont importants et parfois, lors d’un déménagement par exemple, la mémoire affective peut être sollicitée durant l’aménagement.
Maison : Une ambiance réconfortante
Pour le bien-être chez soi, le domicile se pare de lumière plus vive le matin et tamisée le soir tel un éclairage chaud. Une des astuces de Georgia Crozet est de miser sur des variateurs de lumière permettant d’ajuster la luminosité selon le moment de la journée. « Pas une lumière trop chaude le matin parce que l’on a besoin d’énergie pour faire toutes les activités. »
« Une maison, l’usager a besoin d’être plus calme » insiste-t-elle. Dans le cadre de son projet, elle sélectionne alors des matériaux naturels favorisant « un intérieur plus cocooning, que les personnes rentrent et se sentent bien. » Concernant les matériaux, le bois s’impose comme un incontournable « c’est du réconfort » indique Georgia Crozet. Si une personne déménage, trouver un objet souvenir est une piste « Si enfant, vous aimiez la maison de votre grand-mère avec des hortensias on peut mettre un cadre avec des hortensias, c’est la mémoire affective, ça aide au bien-être ».
Travail : Entre espace de concentration et lieu de pause
Côté milieu professionnel, les aménagements sont différents. En intervenant dans un hôpital, l’architecte d’intérieur décore une chambre pouvant aider le malade à s’y sentir mieux. Elle travaille notamment avec « des éléments verts » en lien avec la « biophilie » faisant entrer la nature dans les pièces.
L’agencement d’un laboratoire peut faire appel à de l’acier afin d’ « d’ avoir une concentration plus forte ». Dans un restaurant d’université, l’ambiance dans la salle de pause est définie par « des matériaux et lumières chaudes » car le personnel « travaillant toute la journée a besoin d’avoir une coupure » selon Georgia Crozet.
Avant d’élaborer chaque projet, l’architecte d’intérieur dont le cabinet est situé dans la région nantaise, prend le temps d’échanger avec ses clients. « Le cahier des charges, les architectes savent le faire mais il faut aller plus loin, comprendre leur mode de vie. » explique-t-elle. « On va doser chaque chose avec toutes les contraintes que nous avons » assure Georgia Crozet.
Photo : Georgia Crozet
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