Les déchets ne sont plus collectés ou très partiellement au sein de Nantes métropole. Si les poubelles ne sont pas ramassées, les deux usines d’incinération des déchets pour la métropole nantaise sont également à l’arrêt. Une grève illimitée qui empêche actuellement le réseau de ramassage et de tri de se faire correctement. Florence Maréchal, Directrice de la communication à Véolia, l’un des trois acteurs principaux de collecte et de revalorisation des déchets a répondu à nos questions sur les conséquences et suite de la grève liée à la réforme des retraites. Aujourd’hui, 56 salariés de l’usine Arc en ciel de Couëron sont au chômage technique.
Les usines de Couëron et de la prairie de Mauves totalement à l’arrêt : des conséquences sur le réseau de chaleur urbain.
Véolia est l’un des trois acteurs de la gestion et de la collecte des déchets pour le compte de Nantes métropole. L’entreprise qui travaille avec cette dernière par voie d’appels d’offres possède l’une des deux usines principales d’incinération sur la métropole. Elle gère l’usine Arc en ciel basée à Couëron traitant et valorisant près de 100 000 tonnes de déchets issus des ordures ménagères par an. Elle participe avec la combustion au réseau de chaleur urbain de Nantes métropole permettant le raccordement de logements au chauffage et à l’eau chaude sanitaire.
L’objectif en la matière de Nantes métropole était le [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
raccordement de 30 000 logements en 2020 dont 50% de logements sociaux selon les informations publiées sur le site de la collectivité. Selon Florence Maréchal, l’arrêt total de cette usine a entrainé de surcroit des modifications sur le réseau de chaleur urbain faute de déchets « le réseau de chaleur urbain est toujours alimenté mais par une énergie fossile alimentée au gaz » souligne t-elle. La seconde usine, gérée par Séché environnement, Alcea est également totalement à l’arrêt précise Florence Maréchal avec les mêmes conséquences sur le réseau de chaleur urbain « C’est la même chose pour les chaines de tris » précise t-elle.
« C’est une intersyndicale de manifestants qui bloquent l’usine à Couëron »
Véolia explique que ce ne sont pas ses salariés qui bloquent actuellement l’usine Arc en ciel de Couëron. Florence Maréchal l’affirme « c’est une intersyndicale de manifestants qui bloquent l’usine à Couëron » L’usine comptant actuellement 150 salariés a du mettre 56 de ses salariés au chômage technique faute d’activité « On fait en sorte malgré tout de maintenir leur salaire pour qu’ils ne soient pas pénalisés par la situation » indique la directrice de la communication de Véolia. Pour combien de temps ? L’entreprise n’a pas de vue sur la durée de ce mouvement de grève et confirme « Il n’y a plus d’accès à l’usine d’Arc en Ciel pour aucune des poubelles collectée » Nantes métropole qui met à jour en temps réel les informations de collecte des déchets depuis son site internet a précisé ce jeudi 23 mars qu’aucune poubelle n’a été collectée sur les 24 communes de la métropole et a invité « Les usagers, individuels, syndics et copropriétaires […] à rentrer leur bac, et à le présenter lors de la prochaine collecte » A ce jour, les écopoints nantais sont actuellement fermés ainsi que les déchèteries de la Prairie de Mauves, d’Orvault, de la Chapelle sur Erdre et Carquefou.
Les infos en plus :
Des ramassages dans le « respect du droit de grève »
La métropole de Nantes a assuré toujours par le biais de son site internet que « des agents ou des prestataires privés interviennent dans le centre-ville de Nantes pour retirer les déchets autant que possible. Ceci pour des raisons de sécurité, de salubrité et du fait des parcours de manifestations. Les déchets retirés ainsi sont acheminés vers des lieux de stockages limités et provisoires en attendant la réouverture des centres de traitement »
A partir du 1er avril Véolia collectera les déchets du pôle « Sud-Loire » de Nantes
Anciennement collectés par l’entreprise Suez, Véolia s’occupera désormais de récupérer les ordures ménagères des communes du Sud-Loire de la métropole de Nantes. Des futures collectes corrélées pour le moment à la suite apportée au mouvement de grève dans le centre de tri des déchets d’Orvault « Tout dépend si l’usine a repris son fonctionnement à partir du 1er avril » a tenu à indiquer Florence Maréchal.
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