La baguette en libre-service 24h/24

La baguette en libre-service 24h/24 - Baguette

« Bonjour je voudrais une baguette tradition s’il vous plaît. » Un classique, on entre dans la boulangerie, on patiente dans la file d’attente et on achète son pain. Mais pour certains clients, quelques pièces dans un distributeur automatique et voici une baguette toute fraîche fabriquée par un artisan boulanger. Un concept accessible 24h/24 qui se fait une place en milieu urbain et en milieu rural.

« C’était le bon moment d’approvisionner du pain dans ces villes là » explique-t-on du côté de maBaguette. Toutes les communes n’ont pas de boulangerie alors pour remédier à ce problème, l’entreprise située dans le Maine-et-Loire a décidé en 2008 de proposer des distributeurs automatiques aux artisans boulangers. En Loire-Atlantique, il n’est pas rare d’en apercevoir sur les routes. Plusieurs étant fabriqués par maBaguette. Mais ce nouveau mode d’achat ne concerne pas seulement les communes rurales, il en existe également en milieu urbain. Petit tour d’horizon entre Sainte-Pazanne et Le Cellier, Orvault, Vallet et Mouzillon.

Le choix du lieu

Devant sa boutique ou dans des zones plus éloignées, chacun a pris le temps de choisir le bon emplacement. Yvonnick Dussubieux de la Boulangerie Le Treize à Vallet a opté pour la Zone industrielle des Dorices. Sa deuxième boulangerie à Mouzillon est pourvue d’un distributeur automatique juste à côté. C’est le cas également à la Boulangerie Laleczynski à Orvault. Au fournil du Cellier, il est à proximité des écoles. A Sainte-Pazanne, Stéphane Gauthier ayant ouvert il y a trois mois et demi a repris le distributeur mis en place à une centaine de mètres par les précédents propriétaires. Une fois la décision prise, un certain temps est nécessaire afin d’obtenir les [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]

autorisations. Parfois, les artisans boulangers peuvent être épaulés par les mairies dans leur démarche.

La baguette tradition, vedette des distributeurs

Chaque boulanger est libre de choisir le pain qu’il souhaite, cependant la baguette tradition tire son épingle du jeu. En fonction des boulangeries, il s’en vend entre 25 et 100 par jour. Concernant le pic de fréquentation, deux plages horaires sont concernées et surtout « le soir après le travail » comme le souligne Helen Laleczynski. Même constat au Cellier « A 18h, il est à côté de l’accueil enfance où les parents vont récupérer les enfants et après le travail ». « Je m’aperçois que je vends énormément de 12h à 13h et de 19h à 20h » précise Yvonnick Dussubieux comme Stéphane Gauthier « 11h et et entre 17h et 19h ». En fonction du modèle, les clients ont la possibilité de payer en monnaie et sans contact. 

Une gestion du stock depuis le téléphone portable

Pas besoin d’effectuer des allers-retours, les boulangers reçoivent un sms les informant sur le stock disponible. Un côté pratique leur donnant envie d’avoir d’autres distributeurs ? « ça amène beaucoup de travail, on reste avec un et on se dit que c’est déjà pas mal » confie l’un d’entre eux. « Il faut aller le recharger, des fois on est occupé mais ça se fait » appuie un autre boulanger. Des projets sont en cours comme à Orvault « dans une zone où il n’y a pas de commerces » précise Helen Lalecyznski ajoutant que ce service leur a permis « d’ouvrir 30 minutes plus tard, fermer 30 minutes plus tôt et continuer à vendre ». Une nouveauté est aussi en cours d’étude chez Yvonnick Dubussieux qui aimerait accroître le nombre de produits disponibles à la vente.

Les habitants loin des boulangeries peuvent ainsi bénéficier d’un service de proximité. Ces distributeurs automatiques ont également permis de s’adapter à la crise sanitaire selon les boulangers. Les personnes ne souhaitant pas patienter dans les files d’attente allongées en raison des jauges se sont parfois tournées vers ce mode d’achat. La baguette disponible à toute heure semble conquérir les clients !

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