Selon les chiffres de l’Insee, entre 2014 et 2020, 8865 habitants supplémentaires par an sont venus s’installer dans la métropole. A cela s’ajoutent la sécheresse exceptionnelle et l’été caniculaire de 2022 et les voyants sont au rouge. A grand renfort de budget, 460 M€, la métropole de Nantes compte investir dans « la politique du cycle de l’eau » mais qu’est-ce vraiment et quel impact concernant la vie des habitants de la métropole de Nantes ? Décryptage et réponse avec Robin Salecroix 14ème vice-président de Nantes métropole à l’assainissement et à la politique de l’eau.
Des subventions pour l’achat de récupérateurs d’eau ou encore une réforme de la tarification de l’eau
Quand on lui pose la question sur l’état d’esprit dans lequel il se trouvait lors de l’épisode de sécheresse, Robin Salacroix assure qu’il était dans le mouvement. Selon ses dires, la sécheresse n’aurait pas accéléré l’investissement dans la politique publique liée à l’eau et Nantes métropole serait selon lui « plutôt bonne élève ». Pour autant, lors du [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
conseil municipal de ce mois-ci, les élus se sont penchés sur l’eau. En 2023, 460 M€ vont être mis sur la table pour s’intéresser au cycle de l’eau. Et quand on détaille les futurs investissements, on peut toutefois se rendre compte que de gros projets sont actuellement en discussion. Modernisation de l’usine de l’eau potable de la Roche (85 M€), lancement d’une démarche d’économie d’eau avec l’Agence de l’eau et les 24 communes de Nantes métropole, réforme de la tarification de l’eau potable, ou subvention de 100 000 € dédiée à l’achat de récupérateurs d’eau sur la commune de Nantes. La collectivité accélère tout de même ses investissements. Robin Salecroix préfère lui parler « d’un état d’esprit vigilant » puisque les 460 M€ seront investis sur l’ensemble du mandat « c’est le sens des arbitrages que l’on a opérés en début de mandat notamment avec le doublement des crédits d’investissements » tempère t-il.
« On a des cadres collectifs de dialogue qui sont assez nombreux à l’échelle départementale avec l’ensemble des producteurs d’eau potable »
Des leviers économiques afin de prendre soin du « précieux or bleu » comme le souligne l’élu. Dans la boucle, Nantes métropole travaillerait par un schéma départemental de sécurisation de l’alimentation en eau potable « lancé il y a quelques semaines » précise Robin Salecroix ayant comme unique but « la localisation de nos stations de pompage, la diversification de l’accès à la ressource » souligne-t-il. Mais avec quel calendrier pour les habitants de la métropole ? Sur ce point, Robin Salecroix est clair, les premières actions seraient visibles dès cette année avec la réforme de la tarification de l’eau : « on a modifié l’équilibre pour réduire le poids de l’abonnement et augmenter le poids de la part variable » indique l’élu. Une décision rappelant les annonces du « plan eau » du Président de la République Emmanuel Macron visant notamment à la mise en place d’une tarification progressive et incitative de l’eau, l’objectif global étant d’établir 10% d’économies d’eau dans tous les secteurs d’ici à 2030 précise l’Elysée. Le rendement des réseaux de distribution d’eau potable en France est de 80%. Dans la métropole nantaise, il est de 85,7% selon le rapport annuel sur l’eau 2022. « on sait que chaque pourcentage de rendement gagné ce sont des milliers de mètres cubes économisés. Dans ces 460 M€, il y a cet enjeu de la hausse du taux de renouvellement de nos réseaux. » conclut Robin Salecroix.
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