Sabine Lalande, conseillère régionale (LFI) des Pays de la Loire (groupe d’opposition Ecologie ensemble, citoyenne et solidaire) est candidate NUPES dans la 5e circonscription. « Je serai une députée de combat, pas dans ma bulle à Paris mais en lien avec ma circonscription. Je compte m’y prendre en me basant sur mon comité de soutien actuel en le prolongeant après mon élection« affirme-t-elle.
Pour quelles raisons avez-vous décidé de vous présenter aux Législatives ?
Je suis conseillère régionale des Pays de la Loire dans un groupe d’opposition. Lorsque je suis au Conseil régional, je vois les dossiers défiler et les problématiques mais dans un rôle d’opposition, on n’est pas en position de faire des propositions qui sont acceptées. J’ai voulu passer au niveau national pour proposer des lois et les modifications pour améliorer la société.
Que portez-vous comme sujets ?
Le sujet de l’emploi, un sujet personnel puisque je suis conseillère à Pôle emploi, notamment l’annulation de la réforme de l’assurance chômage et puis les problématiques de pouvoir d’achat et du bien vivre, toutes les mesures d’urgence sociale. Je voudrai aussi porter des mesures écologiques notamment liées à la pollution de l’eau, l’interdiction des engrais et des pesticides de synthèse et puis regarder ce qui se passe par rapport aux méthaniseurs. Je ne suis pas forcément contre la méthanisation mais à petite échelle, on voit s’installer de plus en plus de grands méthaniseurs, je pense qu’il y a des choses à faire pour limiter leur taille.
Quelle sera votre 1ère action pour la 5e circonscription ?
L’interdiction des glyphosates et des engrais de synthèse de manière à [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
ce que l’Erdre retrouve sa qualité d’eau.
Et les autres mesures prioritaires pour l’écologie selon vous ?
Tout ce qui est lié à la règle verte, ne pas emprunter plus que ce que la terre peut nous donner. Un travail sur l’agriculture avec l’installation de petites installations agricoles biologiques, leur donner la possibilité d’avoir des débouchés avec des cantines bio gratuites, on couple avec des mesures sociales car ça permet à nos enfants de bien manger et gratuitement. Le but est effectivement de moins artificialiser les sols, de rendre à la nature sa fonction première à notre échelle. Il y aura aussi un travail à faire sur les énergies renouvelables et pour réhabiliter les logements notamment les passoires thermiques et donc favoriser des travaux d’isolation.
Si vous êtes élue, quelle députée souhaitez-vous être ?
Je serai une députée de combat, pas dans ma bulle à Paris mais en lien avec ma circonscription. Je compte m’y prendre en me basant sur mon comité de soutien actuel en le prolongeant après mon élection afin d’avoir un pied d’ancrage dans ma circonscription.
Pour l’instant, dans le comité il y a des élus, des personnes bénévoles dans le secteur associatif, des personnes syndiquées et puis des citoyens qui sont simplement engagés et souhaitent apporter leur pierre à l’édifice. Faire des points par visio ou les rencontrer en vrai, pouvoir être réactive avec eux, sur l’examen d’une loi si je me pose des questions par rapport à tel ou tel point, pouvoir les solliciter.
En quoi consiste votre campagne, comment souhaitez-vous convaincre les électeurs ?
On fait beaucoup d’actions vers les gens, du porte-à-porte, sur les marchés. On va aussi les voir dans les gares pour discuter avec eux sur ce qu’ils souhaitent, leurs problématiques et comment on pourrait les résoudre. C’est beaucoup d’échanges avec les personnes sur ma circonscription, à l’image de ce que je suis. Je suis quelqu’un du terrain. Je vais à la CCI rencontrer les PME, à la Confédération paysanne pour savoir leurs problématiques, je vois des acteurs locaux.
Avec EELV, PS, FI et PC, on a vraiment travaillé ensemble, ça n’a pas posé de souci. Fabrice Roussel [Maire de La Chapelle-sur-Erdre] présent dans mon comité de soutien fonctionne déjà de cette manière dans sa commune. Je fonctionne comme ça à la région puisque ma liste est écologiste, citoyenne et insoumise. On a l’habitude de travailler ensemble, ça a facilité les choses dès le départ.
[/ihc-hide-content]
