Octobre Rose/Cancer du sein : les bienfaits de l’activité physique

En ce premier jour du 10e mois de l’année s’ouvre Octobre Rose pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein. Une conférence est organisée à Nantes axée sur le cancer du sein et l’activité physique.

Octobre se pare de rose afin de sensibiliser le grand public à la lutte contre le cancer du sein. Plusieurs rendez-vous sont programmés durant cette période. Une conférence réunira patients, soignants et chercheurs et toute personne souhaitant se renseigner le 16 octobre. Elle portera sur les bienfaits de l’activité physique par rapport à cette maladie. Explications avec Sophie Barrilé-Nion, chercheuse à l’Inserm et au CNRS Université de Nantes.

Le sport un allié majeur à chaque étape : prévention, traitement et l’après

Le cancer du sein est diagnostiqué chez 61 000 femmes chaque année. Il est le plus fréquent dans la population féminine avec un peu plus de 10 000 décès par an. En parallèle, alors qu’une mammographie est recommandée tous les deux ans chez les patientes âgées de 50 à 74 ans, moins de la moitié l’effectue. Cette 32e édition d’Octobre Rose continue à mettre l’accent sur la prévention.

Parmi les pratiques à adopter, il y a également l’activité physique. Elle « diminue la survenue des cancers particulièrement celui du sein. C’est lié au fait qu’elle permette d’entretenir le corps et l’esprit et elle est souvent associée à une alimentation saine et à un sommeil de qualité » explique Sophie Barillé-Nion. Le sport est aussi recommandé lorsque cela est possible lors du traitement qui peut être lourd avec une chirurgie, de la chimiothérapie et de la radiothérapie. « Des études montrent l’importance d’associer une activité physique douce », celle-ci diminuant le risque de récidive. Les [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

patients pris en charge doivent être accompagnés par des personnes formées.

Ce sujet de l’activité physique sera au centre des échanges lors de la conférence du 16 octobre.

« Il faut respecter la diversité des réactions, des attentes »

Une rencontre en contact direct avec le public 

« Je vois ce rendez-vous comme un contact entre la recherche, le soin et le grand public » affirme Sophie Barillé-Nion. Durant cette conférence dont c’est la 5e édition, les intervenants parleront des progrès de la recherche sur le cancer du sein et partageront des informations sur la prévention directement auprès du public. Elle est organisée par le Cancéropôle Grand Ouest, SIRIC ILIAD aux cotés de l’Université Permanente de Nantes et l’association Vendéenne de Lutte contre le Cancer (AVLC). 

Après plusieurs participations, le constat est clair « il y a une attente très forte et une demande d’informations des patients et patientes » confie-t-elle. Les questions portent notamment sur les avancées pour améliorer le diagnostic et la prise en charge. Parmi les autres sujets se révélant, celui des tabous restant à lever « Il faut respecter la diversité des réactions, des attentes ».

« Un atlas sur les cellules présentes dans la tumeur. »

Quand la recherche arrive à décrire chaque cellule

Sophie Barrilé-Nion travaille en recherche fondamentale dans le domaine du cancer du sein afin de mieux comprendre la biologie de la tumeur mammaire et savoir comment la tumeur enlevée par la chirurgie peut être à l’origine de métastases. Elle contribue aussi à l’animation du réseau des cancers du sein et de la prostate au niveau du Cancéropôle Grand Ouest. Une organisation liée au Plan cancer. 

« Il y a des avancées qui sont vraiment très importantes depuis 5 à 10 ans par des évolutions technologiques très fortes de production de données de masse » indique la chercheuse. Désormais, en partant d’un échantillon, il est possible de connaître les données pour chaque tumeur et au coeur de chacune toutes les cellules. « On en est à la description actuellement, un atlas sur les cellules présentes dans la tumeur. On peut définir un risque d’évolution plus ou moins favorable. »

Ensuite, des travaux de recherche sont entrepris afin de savoir comment chaque cellule interagit avec une autre et comment réaliser un blocage de cette interaction. De nouvelles approches thérapeutiques ou de nouvelles séquences de traitement peuvent être proposées. « On s’aperçoit parfois qu’au lieu de donner un cocktail de molécules, il serait peut être plus utile de donner plusieurs médicaments l’un après l’autre. »

« En tant que chercheurs, on communique beaucoup avec nos collaborateurs, les cliniciens pour avancer. Etre en contact avec le grand public, les patients et patientes c’est important et motivant » conclut Sophie Barrilé-Nion en évoquant la conférence. 

Infos complémentaires :

Salle des expositions Nantes Métropole, 2 cours du Champ de Mars, Nantes

14h, gratuit et ouvert à tous

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Photo : Octobre Rose, une conférence donnée dans le cadre de la 5e édition de Regards croisés sur les cancers du sein : de la recherche aux malades

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