Elue sénatrice de la Loire-Atlantique en novembre 2020 en remplacement de Christophe Priou, Laurence Garnier (LR) est candidate à sa réélection en binôme avec Maurice Perrion l’actuel Maire de Ligné et Président de l’association des Maires de Loire-Atlantique. Entre la question de la désertification rurale, le manque de médecins, la fermeture des écoles ou de la zéro artificialisation nette, les sujets sont nombreux pour Laurence Garnier ayant réalisé près de 600 déplacements durant un mandat marqué par les crises.Crédit photo : Alexandre Jean
« On assiste déja à une inflation des prix du foncier qui est colossale et si on continue comme ça, on ne pourra plus loger que des personnes très aisées en Loire-Atlantique »
« On assiste déja à une inflation des prix du foncier qui est colossale et si on continue comme ça, on ne pourra plus loger que des personnes très aisées en Loire-Atlantique »
Entre la zéro artificialisation nette, l’augmentation du prix du foncier, le manque de médecins ou la fermeture des écoles, les sujets sont vastes quand on demande à Laurence Garnier de nous décrire les enjeux majeurs liés à son territoire. L’élue qui a pris son poste de sénatrice en novembre 2020 en remplacement de Christophe Priou, l’assure, elle a rencontré les 207 maires pendant son mandat et réalisé près de 600 déplacements. Elle repartira en campagne en binôme [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
avec Maurice Perrion, Maire de Ligné et ancien vice-président au conseil régional des Pays de la Loire. Si la question de l’augmentation de la population reste l’un des sujets majeurs, elle promeut l’équilibre quand elle évoque la loi climat et résilience d’août 2021 et la zéro artificialisation nette. Selon l’élue, cette question serait une préoccupation majeure pour les maires du département « partagée par l’ensemble des élus quelque soit leur secteur d’habitation en zone urbaine, en zone rurale » souligne la sénatrice. La loi climat et résilience s’était même invitée au sein des débats au conseil régional des Pays de la Loire, la majorité (LR) portée par la Présidente de la Région Christelle Morançais demandait du temps. Laurence Garnier approuve « ce qui manque c’est une véritable politique d’aménagement du territoire, certains départements perdent de la population […] je trouve que c’est compliqué de mettre les mêmes objectifs aux uns et aux autres ».
Même constat pour la sénatrice sur le sujet des déserts médicaux, elle souhaite un statut de « médecin junior » ajoutant une année d’étude pendant laquelle celui-ci exercerait dans une zone de désertification médicale rattaché à un CHU « Nous avons porté une proposition de loi qui a été adoptée par le sénat et doit maintenant être examinée par l’assemblée » précise Laurence Garnier ajoutant que celle-ci doit pouvoir « palier les difficultés qu’on connaît aujourd’hui jusqu’à l’horizon 2030 »
« On ne s’improvise pas législateur, cela suppose de connaître un peu les problématiques locales »
Quand on lui demande de nous parler de son bilan marqué par la crise sanitaire, l’élue évoque les maires qu’elle a tenu à rencontrer et des déplacements qu’elle a pu réaliser. Une sorte de légitimé recherchée pour celle qui rappelle le rôle d’un sénateur « Il prépare et vote la loi, il contrôle l’action du gouvernement et puis il représente le territoire » Et selon Laurence Garnier « On ne s’improvise pas législateur, cela suppose de connaître un peu les problématiques locales » argue t-elle. Des kilomètres au compteur, à l’hémicycle, où la candidate/sénatrice évoque son activité parlementaire ayant été rapporteure de deux textes de loi « sur des sujets très différents, sur la question des énergies renouvelables […] et sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes » souligne t-elle. Tout en restant lucide sur les futurs enjeux l’attendant en cas de réélection « Le sujet qui va monter en puissance c’est aussi celui des énergies parce qu’on a la question du photovoltaïque, de la méthanisation » conclut-elle.
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