Dans le sud-loire, une semaine de la haie se prépare. Initiée par le Collectif Environnement Sèvre et Loire, elle vise à sensibiliser sur l’importance de cette végétalisation sur ce territoire. Chantiers participatifs, ciné-débat sont au programme du 16 au 24 novembre 2024.
Dans deux jours débutera la Semaine de la haie portée par le Collectif Environnement Sèvre et Loire. Du 16 au 24 novembre, des animations seront proposées.
Une faible présence de ces linéaires sur le territoire Sèvre et Loire
Le constat est clair, les haies sont peu présentes sur le territoire de la communauté de communes Sèvre et Loire. « Au sud-est, si le vignoble nantais retrouve un peu de bocage très clairsemé, on peut dire que la vallée maraîchère est un grand désert. On a 40 m par hectare, c’est le plus petit chiffre des Pays de la Loire » explique Jérôme Burnichon du Collectif Environnement Sèvre et Loire existant depuis deux ans.
Face à cette situation, une idée a surgi parmi les membres, une Semaine de la haie. La première action qu’ils mènent « avec autant de villes impliquées » et mobilisant 6 personnes de leur commission « Haies et arbres ». Un grand plan haies est déployé par la Région des Pays de la Loire avec un objectif de 500 km plantés par an. Cet évènement s’inscrit dans cette dynamique.
Favoriser la biodiversité
« Il y a eu question de réconciliation avec les haies. Notre semaine n’est en aucun cas moralisatrice » souligne Jérôme Burnichon. Le collectif souhaite réunir toutes[ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
les « parties prenantes comme les agriculteurs, chasseurs, viticulteurs et des associations de randonnée. » Cette édition est organisée avec plusieurs partenaires.
Après de nombreux arrachages entraînant une disparition depuis « les années 1950 de 70 % des haies en France » précise-t-il, ils veulent au travers de cette action rappeler leur utilité. Des éleveurs replantent ces végétaux afin de construire « un rempart aux vents, au soleil, ça permet d’assainir les sols, c’est le parfait partenaire pour les éleveurs aujourd’hui » affirme Jérôme Burnichon.
Des arbres et arbustes essentiels afin de retrouver une faune sauvage dans des zones pouvant également être humides. « Ce qui va être intéressant c’est aussi le système racinaire qui emporte avec lui les champignons apportant plein de vitalité et de système de filtration de l’eau ».
Une expérimentation est menée par le collectif Environnement Sèvre et Loire. « Sur notre territoire, on part de loin, le maraîchage depuis des décennies, ce sont des sols qui au fur et à mesure de les racler, les recharger en terre, en sable sont devenus inertes. Nous faisons l’expérience sur Saint-Julien-de-Concelles chez une maraîchère pour voir en combien de temps la vie peut revenir naturellement dans le sol. »
Mobiliser les acteurs concernés et les habitants autour de la haie bocagère
Des freins peuvent être présents pour planter des haies reconnaît Jérôme Burnichon « On pense à une partie des agriculteurs, on l’entend parce que ça sert à restaurer la nature mais c’est très lourd en entretien. » Dans le cadre de cette semaine, des essences vont être plantées chez une maraichère et un éleveur. Deux chantiers participatifs de plantation de haie bocagère sans inscription. Les participants sont invités à venir avec le matériel nécessaire. Le premier est prévu ce samedi 16 à la ferme d’Alice Ménard située à Saint-Julien-de-Concelles de 10h à 17h. Le second se déroulera samedi 23 novembre au Loroux-Bottereau à la ferme de la galaxie de 14h à 17h.
Des élèves prendront aussi part au chantier mardi 19 à Saint-Julien-de-Concelles. 800 plants seront ainsi disposés, ils sont choisis parmi 250 essences « recommandées prioritairement par la Chambre d’agriculture ». Le collectif s’appuie également sur les dons et pourra planter d’autres essences « Si on reçoit du tilleul, on en mettra, il faut de la variété, l’image de la haie ce n’est pas une seule essence et bien taillée, on veut une haie assez épaisse afin de créer des abris ». Autre temps fort, un ciné-débat, le mardi 19 au cinéma Le Cep à Vallet. Le public y découvrira le film documentaire « Au rythme du bocage », différents intervenants seront présents.
Une action que le collectif veut développer « Si le succès se confirme, on prévoit une autre édition voire deux par an. A partir du moment où l’on a vu que le tour de table associatif, professionnel et politique se réunit sans trop de difficultés, ça nous incite à en faire d’autres » conclut Jérôme Burnichon.
Infos complémentaires :
Programmation complète sur collenvisl.fr
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