Voiture électrique dit e-mécaniciens, mais comment sont-ils formés ?

Faire durer son véhicule électrique peut s’avérer un casse-tête. A Carquefou, Revolte répare des modèles sortis en 2015 et n’étant plus sous garantie. Accolée à son activité garage, une Académie afin de former des e-mécaniciens.

Des e-mécaniciens interviennent sur les véhicules électriques et hybrides mais comment apprennent-ils ces méthodes ? Exemple avec Revolte, un garage pas tout à fait comme les autres ouvert à Carquefou en 2022 où il n’y a pas de taches d’huile ni d’effluves d’essence.

Une évolution technologique poussant les professionnels à s’adapter

Avec l’évolution des technologies, de nouvelles compétences sont à acquérir pour les mécaniciens. Une Académie Revolte a ainsi vu le jour afin que les professionnels comprennent les spécificités des voitures électriques et hybrides dont le nombre était estimé en 2020 à 300 000 en France selon les chiffres du Ministère de la Transition écologique.

La réparation ? Une problématique pour les clients ayant acheté un véhicule électrique avant 2015 qui n’est plus sous garantie « Ils font face à des services après-vente dédiés aux voitures thermiques qui n’ont pas les capacités, les outils ou les lieux » explique à l’AFP Alexis Marcadet, directeur général et cofondateur de Revolte. Donner un bagage aux professionnels, c’est permettre à un modèle de durer plusieurs années et de réduire la facture. « Quand remplacer une batterie peut coûter jusqu’à 17 000 euros, remplacer une carte électrique à l’intérieur coûte dix fois moins cher » précise également à l’AFP Jérémie Noirot, cofondateur de la société.

Comprendre les spécificités et réparer les pièces 

Reste à mettre les mains non dans le cambouis mais dans les composants. Une habilitation BCL- B2VL est obligatoire avant d’effectuer une intervention. Elle prépare à devenir chef de travaux électriques « celui qui est en capacité d’identifier le risque et dire qu’au vu de l’opération à réaliser il faut mettre en sécurité le véhicule ce qui n’est pas toujours nécessaire » indique Pauline Toussaint, responsable de l’Académie, interrogée par nos soins. 

L’habilitation est aussi intégrée dans une formation plus globale de 4 jours durant laquelle les bases sont transmises aux stagiaires. Ils apprennent à [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

déposer et reposer les composants principaux « on ouvre tous les capots et les mécaniciens doivent identifier, inverter, chargeur, batterie en fonction des différents modèles » détaille-t-elle. Ces tests sont réalisés sur des voitures clients et sur celle du patron « ça les fait toujours rire il y a intérêt à ce qu’elle roule » sourit Pauline Toussaint. Au final, ils doivent savoir établir un diagnostic et résoudre le problème. Ils s’appuient sur les documents constructeurs et obtiennent par les formateurs des astuces leur permettant d’effectuer ces taches plus rapidement. 

De plus, dans une approche environnementale, ils seront ensuite en mesure de remettre en état une pièce usée plutôt que de la remplacer « c’est quelque chose qui attire les mécaniciens. Notre ADN c’est d’ouvrir tous les composants et de réparer » assure la responsable de l’académie.

Des ingénieurs et des mécaniciens 

Les participants sont des ingénieurs « des technophiles en mal de terrain » ou des chefs d’entreprises gérants de garage ainsi que « des mécaniciens plus ou moins expérimentés ». Avec son Académie, Revolte souhaitait transmettre ce savoir-faire à ses salariés puis des stagiaires extérieurs ont été accueillis après avoir reçu plusieurs demandes. Certains moins à l’aise au début « prennent confiance » assez vite confie Pauline Toussaint. Avant leur arrivée, un questionnaire de pré qualification est adressé aux stagiaires pour évaluer leur niveau et puis les préjugés liés à l’électrique sont abordés.

Des professionnels venant de Dunkerque, Marseille, Toulouse ou encore de la Nouvelle-Aquitaine. Revolte encourage les stagiaires à se rendre dans leur atelier à Carquefou pour plonger dans une ambiance où il y a moins de bruit et où des équipements de protection individuelle et collective sont présents. Les formateurs sont aussi amenés à se déplacer comme dans les DOM TOM prochainement. 

« Samir, 30 ans de mécanique dans les mains, n’était pas convaincu. Au bout de 4 jours, il s’est dit que sa prochaine voiture serait une électrique » se réjouit Pauline Toussaint.

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