Décryptage : Pourquoi Nantes Métropole lance deux lignes de covoiturage en 2026 ?

Nantes Métropole lancera deux lignes expérimentales de covoiturage au premier trimestre 2026 dans le cadre de « l’alliance des territoires » Coût total du projet : 3 M€

Un appel d’offres prévu pour ce mois de juillet.

A l’instar des lignes de bus ou de tramway, Nantes Métropole, Clisson Sèvre Maine Agglo, les communautés de communes Erdre et Gesvres, Estuaire et Sillon et Pays de Blain, vont lancer un service de covoiturage au [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

premier trimestre 2026 de deux lignes avec le soutien du pôle métropolitain Nantes Saint-Nazaire « à haut niveau de service sur 2 corridors encombrés par le trafic automobile » précise Nantes Métropole par voie de communiqué de presse. L’expérimentation se déroulera durant trois ans, avec une année supplémentaire « pour organiser la pérennisation du dispositif selon les retours de l’expérimentation » explique la collectivité. Le conseil métropolitain qui s’est tenu les 26 et 27 juin dernier à quant à lui voté dès à présent le lancement d’un appel d’offre « prévu pour juillet 2025 »

Un « haut niveau de service »

Concrètement deux axes ont été choisis pour ces deux lignes, le premier au nord-loire reliera Saint-Herblain à Savenay sur une portion de route de 33 kilomètres, et une seconde branche à Blain avec deux arrêts au Temple-de-Bretagne et à Fay-de-Bretagne sur 35 kilomètres. La deuxième ligne au sud-loire reliera quant à elle Nantes à Remouillé sur 20 kilomètres avec un arrêt à Château-Thébaud et deux arrêts à Aigrefeuille-sur-Maine « les lignes sont composées de stations de prise en charge et de dépose sécurisées » indique Nantes Métropole avec l’installation de panneaux  à messages et de mobiliers spécifiques. Mais quid du haut « niveau de service » ? des temps d’attente réduits « à quelques minutes », une information en temps réel avec une géolocalisation possible des conducteurs et conductrices, et le versement possible d’une indemnité contribuant « aux coûts de fonctionnement de son véhicule » souligne Nantes Métropole. Suffisant pour les futurs utilisateurs et utilisatrices du service ? Afin d’attirer des passagers une garantie de trajet sera activé aux heures de pointe pour certaines destinations notamment.

« Une révolution des transports qui se dessine » selon Bertrand Affilié

Le financement de l’infrastructure est estimé à 3M€ TTC, un coût qui sera partagé par les intercommunalités pour l’installation et la maintenance des arrêts sur les lignes. Les coûts de fonctionnement seront également partagés à hauteur de 50% sur chaque ligne par Nantes Métropole « dans un souci de coopération et de solidarité » annonce la collectivité « Ces lignes de covoiturage constituent un vrai levier pour réduire les émissions carbone et une alternative concrète à la voiture solo […] à travers cette expérimentation de 4 ans, c’est une révolution des transports qui se dessine » se réjouit Bertrand Affilié vice-président de Nantes Métropole en charge des stratégies de mobilité et des déplacements. Un service payant que les utilisateurs et utilisatrices du covoiturage payeront après une « période de gratuité » précise Nantes Métropole n’annonçant actuellement pas de barème particulier « les montants de ces incitations et de la tarification feront l’object d’une délibération de chaque EPCI après l’attribution du marché » précise t-elle. Incitatifs qui « pourront être versés » dans le but de promouvoir l’usage du covoiturage, on ne connaît pour l’heure ni montant, ni les conditions de ceux-ci.

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