Artiste incontournable de la musique celtique, Alan Stivell fête cette année ses 60 ans de carrière lors d’une tournée. Il sera sur la scène de la Cité des Congrès de Nantes le 20 mai 2026.
Vous célébrez vos 60 ans de carrière avec la tournée « Liberté », comment a-t-elle été pensée ?
J’ai repris des morceaux que j’avais joués en version symphonique dans un album enregistré à Rennes. J’ai commencé ensuite une tournée en faisant des réductions pour être 10 sur scène avec des musiciens qui me suivent depuis un moment, un quatuor à cordes et un joueur de cornemuse irlandaise. Le set a évolué pour aller davantage dans le sens de ces 60 ans de carrière. Les spectateurs ont un panel assez large, des morceaux vont rappeler le symphonique, d’autres vont être plus intimistes comme le nouveau single sorti en avril.
La chanson « The First Time I Have Ever Saw Your Face » dévoilée le 3 avril a été interprétée par Marianne Faithfull, pour quelles raisons avez-vous choisi ce titre ?
Je fais le grand écart entre 1966 et 2026. C’était une partie de ma bande-son en 1966, j’écoutais cet album folk de Marianne Faithfull et j’avais adoré plusieurs titres dont deux que j’ai repris sur mon premier album. Cette chanson m’a hanté sans jamais l’interpréter moi-même. Il y a un an, quand elle est décédée, j’ai pris ma harpe et j’ai chanté ce titre. C’est avant tout un chant d’amour, c’est un peu aussi pour ma compagne car cela ne fait pas 60 ans mais pas loin !
Vous êtes un artiste emblématique de la musique celtique, quel regard portez-vous sur l’accueil qui vous est réservé par le public depuis toutes ces années ?
C’est extraordinaire, je ne m’y attendais pas. Ma seule motivation est de communiquer ma passion pour cette culture et cette musique. J’ai toujours eu une liberté quasi-absolue. Je me considère depuis le début plutôt comme un artiste alternatif voire underground mais le public me considère comme populaire. Mes salles sont remplies de spectateurs de tous les milieux et de tous les âges qui ne seraient pas censés se rencontrer ailleurs.
Dans les années 50, c’était plutôt le mépris qui dominait par rapport à la culture bretonne. En 1966, il y avait une minorité de personnes commençant à être sensibilisée, un premier revival d’après-guerre avec les bagadou, les cercles celtiques, les fêtes de Quimper ou de Brest. Je jouais de la harpe celtique avec mon papa, ça faisait partie de ce premier mouvement. On partait de très loin, quand le grand public a répondu présent, c’était inattendu !
Regard sur la région nantaise
Alan Stivell a débuté sa carrière notamment par la région nantaise. « J’ai joué à mes débuts sur le bateau-lavoir. C’était intimiste à l’époque et ensuite il y a eu plusieurs concerts égrenés dans toute la Loire-Atlantique, j’y tiens beaucoup d’ailleurs puisque Nantes est bien en Bretagne (sourire) ». D’autres communes sont également appréciées par l’artiste « J’aime ce qui est contrasté, cette espèce de ville romaine qu’est Clisson, j’adore beaucoup Pornic, Préfailles, Guérande et des petits bourgs du côté du Lac de Grand Lieu, où j’ai eu l’occasion de jouer aussi ».
Photo : Alan Stivell sur scène, Alain Rullier
Infos complémentaires :
Cité des Congrès de Nantes, 20 mai 2026 à 20h
Réservation auprès des billetteries habituelles
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