Anne Roumanoff sera le jeudi 23 avril 2026 à la Cité des Congrès de Nantes, entre stand-up et sketchs avec « L’expérience de la vie ».
Vous serez à Nantes pour « L’expérience de la vie », comment qualifierez-vous votre spectacle ?
C’est un spectacle très ancré dans l’époque actuelle et évolutif. J’ai la chance de le jouer depuis trois ans donc il a beaucoup changé depuis sa création. Ce que j’aime dans le spectacle vivant, c’est que l’on peut changer le texte et le faire évoluer. Je parle de l’actualité et il y a toute une partie sur la société.
Vos sketchs reflètent toujours avec justesse l’air du temps, où puisez-vous vos inspirations pour donner vie à vos personnages ?
J’ai toujours beaucoup observé les gens et été curieuse. Je suis moqueuse aussi, je vois les petites choses qui ne vont pas, les travers des gens, ça m’a toujours passionnée de regarder la nature humaine. Après, c’est le mystère artistique, on retranscrit sur scène, je ne suis pas tellement dans la reproduction, je réinvente des personnages et j’essaie surtout de trouver des nouveaux personnages. J’ai une oreille qui traîne, je regarde ce qu’il se passe, je m’imprègne et après ça ressort.
A chaque date, 20 minutes sont consacrées à l’actualité, quel est le processus d’écriture pour ces moments qui se renouvellent sans cesse et abordent souvent des sujets compliqués ?
C’est un numéro qui est structuré, je sais où je vais. C’est de l’improvisation, je me lance, je n’ai pas forcément une idée au départ, je vois où les gens rigolent, si ça faire rire je continue et sinon j’arrête (rire). Je me cale et si un moment a fait rire, je le reprends le lendemain et je l’améliore.
On ne fait pas rire avec le bonheur mais avec les problèmes, c’est sur que faire rire avec la guerre c’est compliqué à partir du moment où des gens meurent. Il y a moyen de trouver des biais et quand tout à coup il y a de gros rires en évoquant le sujet, je suis fière parce que je me dis que j’ai trouvé une manière pour détendre les gens avec un sujet qui les angoisse.
Regard sur la Région nantaise
Anne Roumanoff a une attache particulière à Nantes « J’aime beaucoup la Compagnie du Café-théâtre dont je suis la marraine». « C’est une grande ville dans laquelle je me sens bien » dit-elle. Autres adresses appréciées par l’artiste, le restaurant La Cigale et le Mercure à côté de la gare. Sur le littoral, elle confie aimer « La Baule et Le Croisic ».
Photo : Anne Roumanoff, Pascalito
Infos complémentaires
Jeudi 23 avril 2026, Cité des Congrès de Nantes, 20h
Réservation sur les billetteries habituelles
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