Biodiversité : De la main verte aux maints conseils

Des oiseaux - Rouge-gorge européen

Faire de son jardin un havre de biodiversité, oui mais comment ? Si l’envie est là, les idées manquent parfois. L’agencement peut virer au casse-tête, alors autant se tourner vers des spécialistes. En Loire-Atlantique, la LPO distille ses conseils aux jardiniers. Quelques bons gestes à adopter et un peu de patience, finalement ce n’est peut-être pas si compliqué !

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Entendre le chant des oiseaux, contempler les papillons volant de fleur en fleur, voir des hérissons ou des écureuils, et si ce n’était pas l’apanage de certains ? Il faudra retrousser ses manches et adopter de nouveaux gestes pour que la faune et la flore s’épanouissent. « Ce qui nous intéresse, c’est [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]

d’avoir des surfaces où on sait que la biodiversité est protégée » explique d’emblée Philippe Brisemeur, Secrétaire LPO 44. Parmi les actions de l’association ? Le Refuge LPO. La Loire-Atlantique en comptait « à la fin de l’année dernière 1279 pour 1005 hectares ». Une démarche ouverte aux entreprises, associations, collectivités, écoles et aussi aux particuliers. Alors comment préserver et favoriser la biodiversité dans son jardin ? On fait le point !

Les Refuges « Jardin particulier » et « Balcon »

Le Refuge LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) est un espace dans lequel la priorité est donnée à la préservation de la nature. Coin repas ou transats y trouvent cependant leur place. Il suffit de réaliser quelques aménagements. Côté particuliers, deux options « Jardin » ou « Balcon ». En ville où à la campagne, tout le monde peut s’y mettre en déboursant la somme de 35 € lors de l’inscription. 

Des outils sont ensuite transmis « Il y a un coffret avec un nichoir à mésanges bleues et puis trois livres pour donner des conseils » détaille Philippe Brisemeur. Afin de valoriser son engagement une pancarte est également envoyée, à disposer devant sa propriété. Ces deux catégories représentent « la majorité des refuges dans le département » indique-t-il.

15 gestes à adopter

Après l’inscription, chaque personne doit signer la charte présentant les engagements à respecter. Les points principaux ? Exclure la chasse et la pêche, créer les conditions nécessaires à la faune et la flore, préserver le lieu de la pollution et réduire l’impact sur l’environnement. Ensuite, chacun reçoit une newsletter mensuelle en complément du guide informant sur les 15 gestes à adopter. Zones naturelles d’herbes hautes, plantation de variétés locales d’arbres et arbustes ou encore récupérateur d’eau et compost y sont expliqués. 

Il faut « un point d’eau nécessaire pour la faune sauvage, un tas de bois c’est un garde-manger pour les oiseaux et pas que parce qu’il y a plein d’insectes qui vont se mettre dedans., un tas de pierres, laisser une bande de pelouse enherbée qui monte » résume Philippe Brisemeur. « Je dis souvent dans biodiversité, il y a diversité donc il faut arriver à faire des lieux divers » martèle-t-il. Côté plantes et arbustes, une liste est également fournie où figurent notamment ceux « nourriciers d’hiver »

Concernant celles et ceux qui auraient besoin d’un coup de pouce supplémentaire, Philippe Brisemeur se déplace quelques fois à domicile « Si ce n’est pas loin de chez moi, parce que je fais attention aussi à mon impact carbone, ça m’arrive d’aller faire une visite. »

3 ans en moyenne pour voir les changements

« Est-ce que vous m’autoriser à avoir un chat ? »  est la question revenant souvent selon Philippe Brisemeur. La réponse est oui « il y aura moins d’oiseaux dans un lotissement où il y a plein de chats » note-t-il. Une fois débutée, il faudra être patient, trois ans en moyenne, avant de percevoir les changements liée à cette démarche.

Les propriétaires et locataires souhaitant partager leur expérience sont invités à ouvrir les portes de leur jardin ou balcon « Tous les ans, on fait une dizaine de visites, on demande aux personnes si elles sont d’accord pour accueillir du monde chez elles et pendant deux heures on vient expliquer ce qu’est un refuge. Il y a entre 10 et 20 personnes. »

De la main verte aux maints conseils, une harmonie botanique se dessinant pas à pas autour de la biodiversité « Ce n’est pas compliqué, c’est que du bon sens mais il faut juste le savoir et avoir envie »  promet Philippe Brisemeur. 

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