Benoît Couteau a entamé son second mandat à la mairie de Monnières en 2020. En 2014, à sa première élection, il met en oeuvre la « démocratie locale » Un modèle de gouvernance partagée qui depuis a fait des petits dans l’aire urbaine nantaise comme à Plessé ou encore au Loroux-Bottereau. Entretien avec l’édile Monnièrois qui nous ouvre les portes de sa commune de 2290 habitants.Crédit photo : Ville de Monnières
A lire également : C’est quoi être Maire ? Anthony Descloziers maire de Sainte-Luce-Sur-Loire
« Etre maire c’est m’impliquer sur mon territoire et pour les habitants et expérimenter des choses pour créer un nouveau modèle de société »
Sa différence il la cultive. Maire depuis 2014, Benoît Couteau a transposé la démocratie locale à l’échelon de la ville de Monnières avec dans ses bagages des valeurs environnementales « L’action que nous portons avec l’équipe est basée sur les enjeux de développement durable c’est voir rapidement comment les enjeux de la responsabilité sociale et [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
la question du développement durable pouvaient être la ligne conductrice de notre démarche. » précise t-il. Un projet ambitieux pour cette commune de 2290 habitants « Je pense que j’ai une différence avec certains de mes collègues, comme on est dans une logique de gouvernance partagée, un bureau municipal des adjoints qui sont très actifs, je fais l’effort de ne pas être un trop grand temps à la mairie parce que je pense que la verticalité doit disparaître de notre commune, dans le monde de l’entreprise on voit beaucoup plus d’horizontalité arriver alors que dans les mairies ça devrait être le mode de fonctionnement. » souligne d’emblée l’élu quand on lui demande sa « journée type »
« En échangeant avec mes collègues maires, on est dans une strate de communes où on a une réelle difficulté »
Hors du champ de Nantes Métropole, la petite ville de 2290 habitants essaye pour autant de tisser sa toile « En échangeant avec mes collègues maires, on est dans une strate de communes où on a une réelle difficulté, on n’est pas suffisamment gros pour avoir un staff d’agents qui piloterait tout l’opérationnel et où l’élu serait dans une démarche politique mais on est plus gros qu’une commune de 500 ou 1000 habitants, ce qui fait que l’on a un mélange parfois des genres où l’élu doit devenir opérationnel qui créé un peu de complexité dans notre organisation » explique Benoît Couteau.
A lire également : Monnières : comment fonctionne la gouvernance partagée ?
Et la gouvernance partagée en est une. Initiée depuis 2014, elle fait partie intégrante des instances de la commune au quotidien « On peut avoir des gros projets qui se mettent en place au travers de comités consultatifs, toutes nos commissions municipales sont ouvertes à Monnières. Quand on a un gros projet on crée un comité consultatif dédié on a entre autres une nouvelle école qui est en construction » souligne l’édile, avec toutefois un mandat à réinventer depuis notamment la crise sanitaire « « Nos comités consultatifs aujourd’hui fonctionnent pas tous au même niveau avec l’implication d’habitants qui ne sont pas élus. Tous nos comités consultatifs sont co-présidés par des trios composés de un ou deux élus et de un ou deux monniérois impliqués. Il y a des disparités, on a des comités qui sont vraiment performants et puis d’autres qui sont un peu plus en difficulté, la période que l’on traverse depuis mars 2020 a créé quelques complexités dans le mandat »
« Si on peut essaimer par l’exemple je trouve que ça donne du sens »
Donner l’exemple aux autres communes ? Pourquoi pas selon Benoît Couteau « Si on peut essaimer par l’exemple je trouve que ça donne du sens, pour moi c’est vraiment une de nos responsabilités nous les élus au travers des collectivités d’orienter vers un autre sens avec une logique économe en matière d’environnement, de finances publiques et respectueuse des humains tant les agents qui y travaillent que le rôle de service public que l’on doit avoir c’est vraiment notre volonté d’expérimenter, d’oser des choses pour partager. » Et dans les tiroirs, la création d’un « d’un colloque sur la démocratie participative » espère l’élu. Affaire à suivre donc.
[/ihc-hide-content]
