Déploiement du plus grand drapeau breton au monde, interpellations d’élus politiques, l’association A la Bretonne ! milite depuis plusieurs mois pour que le référendum sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne puisse voir le jour. Le Département de la Loire-Atlantique par la voix de Danielle Cornet, Vice-Présidente de la collectivité vient d’annoncer le lancement d’une étude d’impact sur un rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne qui se déroulera sur toute l’année 2023. Danielle Cornet nous en dévoile les contours.
« C’est à l’Etat, au gouvernement de s’emparer de cette question. »
« C’est à l’Etat, au gouvernement de s’emparer de cette question. »
« On est favorable à ce que l’Etat organise un référendum, c’est la démocratie qui doit s’exprimer » affirme Danielle Cornet Vice-Présidente du Département en charge de la jeunesse et citoyenneté, égalité femmes-hommes, éducation populaire et enjeux bretons, quand on lui demande si le département est favorable au rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne. Cette question est [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
sur toutes les lèvres, et elle est même devenu au fil des mois le cheval de bataille de l’association A la Bretonne ! multipliant les actions – dernière en date ? une lettre envoyée aux conseillers départementaux de Loire-Atlantique en novembre dernier, faisant part de son inquiétude au sujet de la demande de constitution d’un comité de pilotage permettant de garantir un minimum de transparence.
Car oui, le sujet va occuper Danielle Cornet et le département de la Loire-Atlantique c’est le lancement de l’étude d’impact qui devrait s’échelonner sur toute l’année 2023 afin de « répondre à un des engagements pris par le Président Michel Ménard dans le projet stratégique, le Département de la Loire-Atlantique qui avait indiqué qu’il demanderait une étude d’impact sur le rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne » précise l’élue. Pas question de prendre position donc, mais d’étudier les scénarios possibles si la Loire-Atlantique est rattachée à la Bretagne « Cette étude d’impact va essayer d’analyser les flux existants et les conséquences pour notre territoire si les limites géographiques étaient modifiées. Elle servira de base de discussion avec les habitants qui pourront en prendre connaissance. On sortira des simples demandes en apportant d’autres éléments de réflexion. » souligne Danielle Cornet.
« On va faire cette étude d’impact pour qu’elles puissent permettre les discussions »
Quels vont être les engagements du département par rapport à cette étude ? Celle-ci serait effectuée de manière totalement « indépendante et transparente » selon Danielle Cornet « On a forcément des interactions qu’il faut mettre en évidence, de voir sur les questions d’aménagement de territoire, de tourisme, d’offre culturelle, les impacts institutionnels, économiques, sociaux, la vie démocratique […] l’impact sur le mouvement associatif. Les lycées sont construits sous l’égide de la région donc quid des lycées construits dans le périmètre de la Loire-Atlantique si elle est rattachée à la Bretagne ? Les infrastructures routières aussi peuvent être un enjeu, les transports en commun» résume l’élue
Pour le moment le département souhaitant avoir l’étude entre les mains au dernier trimestre 2023 est sur le point d’attribuer le marché. Sur la question de l’association A la Bretonne au sujet de la transparence Danielle Cornet prévient « on ne veut pas qu’on dise qu’il y a déjà un parti pris. Ce qui a été décidé et est conforme à nos engagements, c’est que le Département travaille comme il l’avait indiqué avec les élus de la région Bretagne et de Loire-Atlantique sur ce travail de mise en commun, de co-construction d’un cahier des charges. » Sur celle du référendum, l’élue admet « Il y avait effectivement l’avis des habitants qui avaient été rendu avec la pétition de l’association Bretagne Réunie. On avait indiqué que suite à ce voeu adopté, on avait sollicité par courrier le Président Macron puisqu’il revient à l’Etat d’organiser le référendum. On n’a pas de réponse. »
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