L’art urbain met plus de couleurs dans les villes

L'art urbain met plus de couleurs dans les villes - Espace public

Murs, mobilier urbain, les artistes du street art offrent un nouveau regard sur ces espaces. Des lettres, des formes, des nuances c’est toute une palette d’expression artistique que le collectif Plus de couleurs utilise avec une agilité audacieuse. Parmi leurs projets en cours, des transformateurs électriques à Bouguenais et un M.U.R à Nantes. 

Plus de Couleurs est un groupe de quatre artistes à temps plein travaillant avec une dizaine d’artistes. Ils mènent des actions avec les villes, réalisent des décors pour les Laser game et transmettent leur savoir-faire.

Les transformateurs électriques à Bouguenais deviennent des œuvres d’art

À Bouguenais, le service Jeunesse et ENEDIS ont signé une convention afin de valoriser quatre transformateurs électriques. La ville propose des ateliers artistiques aux jeunes et recouvrir ces machines s’inscrit dans cette démarche. « Je suis attachée à soutenir la création et l’expression artistique dans sa diversité. Le street art participe à découvrir le territoire sous un autre œil à apporter de la couleur dans l’espace public. Ce projet citoyen et artistique permettra de toucher un public différent et de susciter la curiosité, l’échange » affirme Sandra Impériale, Maire de Bouguenais.

Et la première touche de peinture a été donnée le 26 octobre. Guillaume Frémond de Plus de Couleurs a créé la maquette lors d’ateliers avec les jeunes. Une réalisation désormais visible à l’échelle réelle à Bouguenais. « j’ai travaillé avec les jeunes sur des compositions de formes géométriques, c’est un travail sur le rythme la composition à travers les formes, les nuances, les couleurs » précise-t-il. Le service Jeunesse à l’initiative de cette idée souhaitait proposer un [ihc-hide-content ihc_mb_type= »block » ihc_mb_who= »unreg » ihc_mb_template= »1″ ]

parcours reliant les transformateurs électriques en lien avec les chemins de grandes randonnées. Ils se situent dans les villages de la Couillauderie et des Bauches du Désert, rue du Planty et Chemin du Vieux clos. Parmi les techniques utilisées le graffiti mais aussi la peinture plus traditionnelle « le deuxième sera plutôt style graffiti avec des simples lettres, le dernier sera un peu différent il ne sera pas réalisé par les habitants mais par l’artiste à partir du travail fait avec les habitants avec une peinture traditionnelle à l’acrylique il va travailler sur la mémoire, l’histoire du lieu ». 

Le M.U.R à Nantes, une fresque évolutive chaque trimestre

Un lieu nantais s’apprête à éveiller la curiosité des passants. Il va devenir le support d’une fresque renouvelée tous les trois mois. « on travaille en ce moment sur le projet phare qui va être le M.U.R à Nantes sur le bunker de Tremplino Stéreolux. On va inviter des artistes tous les trois mois à venir repeindre le même mur ». Le collectif n’en est pas à son premier graffiti d’essai dans la ville.

Les badauds ont pu apercevoir le Maillé-Brezé recouvert de dessins pendant 6 mois et continuent de découvrir dans les rues de Nantes leurs réalisations. Souvent éphémères, elles savent devenir pérennes mais pour le M.U.R c’est le renouvellement des œuvres qui a été choisi, une particularité de l’art urbain « C’est un peu la caractéristique de ce qu’on fait on est habitué à un côté assez éphémère à notre production, on accepte l’évolution » confie Guillaume Frémond.

Un art urbain entre transmission et adaptation à l’environnement

Les techniques sont transmises aux jeunes et au public empêché. Lors de ces ateliers, les bases sont enseignées « Suivant les groupes, la surface des ateliers autour du graf on leur apprend les techniques le b.a.b.a de la construction du dessin d’une lettre ça reste de la découverte ».

Il faut en effet plus de temps pour maîtriser cet art qui demande une grande technicité côté support notamment comme le décrit Guillaume Frémond « Le support influe beaucoup sur ce qu’on peut y faire. Très lisse on laisse une large de manœuvre, il y a des supports plus compliqués, dénivelés, on est obligé de simplifier, les supports trop petits, trop grands.  C’est une adaptation […] et il peut y avoir des choses pertinentes dans un environnement et pas dans un autre ».

Crédit photo : © Plus de couleurs

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