Une « Ménagerie fantaisiste » par Alice Jousset, exposée à Nantes

Le talent d’Alice Jousset, peintre muraliste s’exprime également sur toile. Son exposition « Ménagerie fantaisiste » est présentée jusqu’au 27 février au Café-sur-Cour à Nantes.

Depuis l’enfance, saisir des pinceaux et laisser libre cour à son imagination est une habitude pour Alice Jousset. Une passion qui s’est renforcée ces dernières années et a pris plus de place dans son quotidien. Une effervescence artistique ayant donné naissance à une trentaine d’œuvres aujourd’hui exposées lors de « Ménagerie fantaisiste ».

Une cohérence esthétique au fil des tableaux

Très tôt, Alice Jousset s’est intéressée à la peinture, une activité partagée avec sa mère qui pratiquait le dessin et l’aquarelle. « Il y avait un contexte ouvert à l’art à la maison » confie-t-elle. Après une formation en arts appliquées, la photo puis une formation de maquilleuse artistique, elle est arrivée à Nantes en 2009 et a effectué un an dans un atelier de peinture trompe-l’oeil.

Un bagage artistique très rempli donc et une envie grandissante de manier pinceaux et tubes davantage. Ainsi, la peintre muraliste s’est installée devant ses toiles et a créé ses oeuvres « de manière autodidacte ». Après plusieurs tableaux, une évidence, tous « avaient la même esthétique ». Un mélange entre abstrait et réalisme. C’est ainsi que l’idée de montrer ses tableaux s’est imposée « J’ai senti que c’était le moment de montrer mon travail, j’avais eu des encouragements de mes proches » se rappelle-t-elle.

Evolution de la « Ménagerie fantaisiste » 

Une première exposition s’est déroulée en 2024 à Clisson. Son souhait de « creuser la même démarche plastique » l’amène à « nourrir davantage » la « Ménagerie fantaisiste ». Avec un [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

objectif, la transformer en projets d’illustration « C’est un univers onirique, très coloré qui pourrait toucher la littérature jeunesse » précise Alice Jousset. Ses inspirations ? La lumière dans les paysages, les traits, les motifs. Un « côté ornemental » avec des personnages et des animaux qu’elle trouve très intéressants en raison de leurs textures, de leurs formes et de leurs regards saisissants.

« Depuis 2-3 ans, je peins très régulièrement, explorer de nouvelles choses, compléter cette expo, c’est liée aussi à l’envie de retrouver mon atelier » ajoute-t-elle. « Je sème des petites graines en espérant que des collaborations se mettent place ».

De l’atelier aux fresques murales

Ses créations prennent désormais vie dans l’intimité de son atelier à Rezé. Pour chaque toile, le même processus créatif de départ avec un fond entre gris et ocre jaune « ensuite je décline toutes les couleurs que je veux, c’est de la penture acrylique, je fais fondre les couleurs ensemble donnant l’apparence de la peinture à l’huile » détaille l’artiste. Un travail qu’elle décrit comme « très intuitif au début ». Le bleu s’invite dans chaque tableau et ensuite Alice Jousset sélectionne les visuels « je vais peindre de manière réaliste afin que l’on pense que c’est un collage ». 

Elle réalise également des fresques murales dans l’espace public sur des murs conventionnés par la ville de Nantes notamment ou chez des particuliers. Ces projets nécessitent une maquette afin de travailler les proportions. « Il y aura moins de place pour l’improvisation, il faut être rapide et efficace sur du grand format, c’est rythmé. »

L’exposition actuellement présentée à Nantes offre une plongée dans son art. Les tableaux « demandent de l’attention, il n’y a pas d’effet immédiat, il ne faut pas hésiter à s’approcher » assure-t-elle. Des oeuvres devant lesquelles les personnes doivent « s’autoriser à se laisser aller à l’imagination et à repenser aux livres d’enfants qu’elles ont pu ouvrir. » 

Infos complémentaires :

Café-sur-Cour, 9 place Louis Daubenton, Nantes

Photo : Alice Jousset

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