L’éclairage politique : Projet de parc archipel à nantes : pourquoi Johanna Rolland revoit sa copie

La maire de Nantes et présidente de Nantes métropole Johanna Rolland vient d’annoncer les aménagements du nouveau projet du parc archipel à Nantes. Regroupant l’aménagement urbain de la Petite Hollande et de la Gloriette pour une « nouvelle promenade nantaise de la gare à la loire » explique la ville. Le projet initial jugé pas assez ambitieux a été revu « bifurquant vers de nouveaux objectifs écologiques » précisent la ville de Nantes et Nantes métropole par voie de communiqué de presse.

Au départ : une concertation avec les habitants et des élus de la métropole

C’est l’annonce de ce début du mois de juin. Johanna Rolland a dévoilé les contours du « parc archipel » regroupant les nouveaux aménagements urbains prévus notamment de la Petite Hollande et de la Gloriette.  Mais pour en comprendre les enjeux, il faut revenir quelques années en arrière et plus précisément en 2014. La ville l’explique dans son communiqué de presse, elle avait pris « 30 engagements pour la Loire ». Voté par le [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]

conseil métropolitain à l’unanimité le 27 juin 2014 elle comprenait un grand débat entre habitants et acteurs de la métropole sous le nom de « Nantes, La Loire et nous ». Des temps d’échanges sous quatre grands thèmes : « La Loire des pratiques et des usages » « La Loire, la mobilité et les franchissements », « La loire, espace économique, espace écologique » « La loire, coeur de la métropole, attractivité et qualité urbaine » En 2014, le conseil métropolitain présentant ces 30 engagements d’« une reconquête de la Loire » précise l’institution sur son site Internet. Parmi ces propositions, l’amélioration des cheminements piétons afin de faciliter l’accès à la loire avec un engagement sur le « temps long » s’était exprimée alors Johanna Rolland. En 2017, puis en 2022 des réunions publiques se sont déroulées « les citoyens ont été invités à partager leurs attentes pour ce lieu de vie, et de nouvelles aspirations ont émergé » peut-on lire dans le dossier de presse. Pelouse, pique-nique, yoga, lecture, pause sieste, refuges de biodiversité ou découverte de la nature, le projet avait de quoi séduire sur le papier, avant plantations d’arbres, création d’espace de verdures et suppression de places de parking. Mais cela était avant que l’institution ne revoit sa copie.

L’argument du changement climatique et des interrogations du côté de l’opposition

Au programme du nouvel aménagement 600 arbres plantés, l’intégralité des arbres conservés, l’objectif étant d’atteindre 1000 arbres et arbustes et 4 ha de nature précisent conjointement la ville de Nantes et Nantes métropole. Un échec selon le groupe Mieux vivre à Nantes par la voie de ses conseillers métropolitains Alain Vey, Maire de Basse-Goulaine et Julien Bainvel conseiller municipal de Nantes ayant pris connaissance des évolutions indiquées par Johanna Rolland. Les deux élus expliquent par communiqué avoir assisté à l’ensemble des réunions sous le mandat 2014-2020 pour « choisir le projet et l’équipe lauréate de ce projet métropolitain ». La présidente de Nantes Métropole met en avant les enjeux écologiques liés à cette décision « Nous visons le début des conséquences du réchauffement climatique. Les canicules estivales, comme celle de l’été dernier, vont être de plus en plus précoces et longues. Alors quand l’époque change, les projets urbains doivent aussi changer » argue l’élue. Des explications ne suffisant pas pour le groupe Mieux vivre à Nantes « Ces nouvelles annonces viennent confirmer le retard pris par la Métropole sur les enjeux climatiques » tancent les deux élus. Il se déroulera en deux phases avec dans un premier temps la suppression de 1200 places de stationnement sauf celles dédiés aux taxis, à l’autopartage et aux personnes à mobilité réduite et le déménagement du site qui se déroulera entre 2024 et 2026.

[/ihc-hide-content]

À lire également