Louise Mansanarez bouscule les codes de la maroquinerie avec Ekow. La créatrice nantaise confectionne des sacs en liège éco-responsables.
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Si vous cherchez du cuir dans l’atelier de Louise Mansanarez, attendez-vous à être surpris ! En effet, sa marque Ekow se décline en deux modèles fabriqués à partir de liège. Un matériau au premier abord étonnant, qui offre qualité et originalité aux sacs, dans une démarche éco-responsable.
Le liège naturellement imperméable
Louise Mansanarez, trentenaire, s’intéresse depuis toute jeune aux sacs à main. Après cinq années d’expérience dans le marketing, elle prend un virage et décide de créer Ekow « J’ai fait des études durant lesquelles j’ai beaucoup aimé le monde de l’entreprenariat. C’était une passion et ça [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,7,6″ ihc_mb_template= »1″ ]
me permettait d’allier les deux » se confie-t-elle. L’aventure a notamment débuté par le choix du matériau et si au départ le cuir tenait la corde une autre option a finalement émergé « En me lançant dans mon projet, très vite j’ai vu l’envers du décor de l’industrie du cuir très polluante » explique-t-elle.
Depuis quelques années, le cuir vegan se fait une place dans ce secteur. A base d’ananas, de pommes ou encore de champignons, son style s’impose petit à petit. « Je voulais faire en cuir d’ananas, j’ai choisi le liège car c’est une matière qui est là depuis plus longtemps » dans la maroquinerie se remémore Louise Mansanarez. Issu de l’écorce du chêne-liège, il est résistant et « naturellement imperméable ».
« Tout l’enjeu c’était de jouer sur la carte esthétique »
Deux modèles urbains et unisexes
En se rendant au Portugal, Louise Mansanarez a pu découvrir la maroquinerie en liège. Séduite, il restait à trouver le style d’Ekow « Tout l’enjeu c’était de jouer sur la carte esthétique […] a priori sur le marché existant ce sont des modèles un peu désuet, c’est une matière avec une esthétique un peu particulière, l’idée c’était de dessiner un sac un peu similaire à ceux en cuir » résume-t-elle.
Une année de design a été nécessaire « ça fait deux ans que je travaille sur le projet à trouver les fournisseurs, je savais déjà exactement ce que je voulais avant de me lancer ». Son regard aiguisé sur la maroquinerie lui a donné quelques inspirations. « J’ai peaufiné chaque détail j’ai aussi montré à mon entourage » Autodidacte, elle s’est initiée à la couture afin de réaliser un pré prototype. L’esquisse a ensuite été adressée à une usine située près de Cholet fabriquant désormais ses sacs urbains et unisexes, bandoulière et banane.
Un arbre planté pour chaque commande
Louise Mansanarez a pensé Ekow comme une marque éco-reponsable. Elle travaille avec des fournisseurs européens et afin de compenser l’émission de CO2, de la production du sac à la livraison, elle a décidé de planter un arbre à chaque commande. Elle a également choisi des emballages 100 % recyclés et propose un service à vélo. « Pour les livraisons et pour les nantais je me rends disponible dans un café ou chez eux pour leur montrer » la gamme.
Et pour faire connaître sa marque, elle a ouvert une cagnotte Ulule en Avril. L’objectif a déjà été atteint avant la fin fixée dans sept jours. « Je suis très satisfaite, très contente d’avoir reçu beaucoup de soutiens » se réjouit-elle. De nouveaux projets sortiront bientôt des tiroirs, une boutique en ligne et des « petits sacs d’accompagnement au quotidien mois cher que 200 € », prix actuel de ses premières créations.
Photo : Louise Mansanarez portant ses deux premiers modèles
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