Quand les femmes hésitent à lancer leur entreprise, elles peuvent compter sur le soutien d’associations les épaulant dans cette aventure professionnelle. Catherine Thibaudeau, coordinatrice du réseau Femmes de Bretagne accompagne les entrepreneures et les porteuses de projets en Loire-Atlantique.
« Aider les femmes à oser entreprendre » résume d’emblée Catherine Thibaudeau sur le soutien qu’apporte le réseau Femmes de Bretagne. Fondé à Rennes en 2014, il est désormais présent « dans les quatre départements bretons plus le 44 » précise-t-elle. Et quand on regarde les [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
chiffres de l’Insee concernant les créateurs d’entreprise individuelle en 2021, on constate que 41 % sont des femmes (Insee, Janvier 2022). Mais du chemin reste encore à parcourir et il faut notamment permettre de lever les freins.
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Un réseau s’appuyant sur 100 coordonnatrices.
Catherine Thibaudeau fait partie des 100 coordinatrices de Femmes de Bretagne. Installée dans le sud-loire, elle a été sollicitée pendant le premier confinement, désormais elle organise des ateliers destinés aux adhérentes. Et l’entreprenariat est un secteur qu’elle connaît bien puisqu’elle est à la tête de deux sociétés « Je suis mandataire pour AXA et puis j’ai un autre métier où j’accompagne chacun à retrouver la forme et les formes, je parle nutriments et comportement alimentaire et je relie les deux pour parler d’équilibre global. »
Des entrepreneures individuelles aux profils différents
Parmi les adhérentes, âgées de 40 ans en moyenne, « plutôt des profils de solopreneurs, des femmes qui démarrent et qui vont travailler seule, ce sont des petites structures. Il y a des entrepreneurs et des porteuses de projet. » explique Catherine Thibaudeau. En parallèle des profils classiques comme les métiers du bien-être « Il y a des femmes de milieux très différents comme des comptables, des commissaires aux comptes qui étaient dans des gros cabinets et qui créent leur boite en indépendante. On a aussi des avocates qu’on ne voyait pas trop dans le réseau et des coachs spécifiques pour les seniors. » ajoute-t-elle.
Côté obstacle à dépasser, d’abord la peur de ne pas être à la hauteur « en tant que femme on peut être parfois marquée par des choses qu’on nous a dites dans notre enfance. » Un ressenti moins fréquent selon elle chez les millenials, tranche d’âge des 25 à 35 ans.
Lever les freins entre ateliers et entraide
Les ateliers sont divers afin de dépasser les obstacles qu’elles peuvent rencontrer, ils portent sur les statuts juridiques, le patrimoine c’est-dire sur le fait d’être mariée ou pas, la posture du dirigeant, passer de salariée à entrepreneure et sur la confiance en soi. « J’organise des afters où l’on va être une quarantaine, c’est plutôt du temps convivial » indique Catherine Thibaudeau. En se retrouvant, les participantes échangent sur leur parcours, leurs interrogations et s’entraident « L’intérêt d’un réseau, c’est de voir qu’il y a des gens comme nous, elles voient qu’elles ont toutes les mêmes peurs et elles peuvent travailler ensemble »
Suite à une demande effectuée par une des femmes, un atelier a été pensé afin d’apprendre à gérer les émotions. « C’est du partage d’outils, on va faire une rencontre entre les femmes intéressées par le sujet, une coach va venir avec nous » résume Catherine Thibaudeau.
Photo : Femmes de Bretagne, un atelier où les participantes échangent autour de questions sur la création d’entreprise.
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