Un Parc Naturel Régional de l’estuaire à Grand Lieu ? 50 % des communes situées dans le périmètre ont déjà délibéré favorablement afin de poursuivre la réflexion. Une démarche soutenue par Sud-Loire Avenir.
L’idée d’un Parc Naturel Régional au contour estuarien et lacustre fait son chemin chez les élus du territoire. C’est en 2011 que le souhait d’un PNR a émergé. Depuis un groupe de réflexion s’intéresse à ce sujet et Estuarium initiée par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) des Pays de la Loire a été identifiée par la Région pour co-construire la Charte du PNR. En 2015, Sud-Loire Avenir les a rejoint. Elle regroupe des collectivités, entreprises et citoyens au sud-loire. Où en est le projet ? Quelles sont les prochaines étapes ? Focus sur la trajectoire parcourue et les moments clés inscrits au calendrier évolutif.
Convaincre au niveau local…
« On rencontre un certain nombre d’élus pour faire le tour des communes qui sont dans le périmètre mais qui n’ont pas encore adopté le principe de la réflexion. C’est assez fructueux puisqu’à quasiment chaque passage on a un soutien des communes ce qui veut dire que nous devrions être rapidement 28 ou 29 communes, peut être 30 ou 31 dans les toutes prochaines semaines » explique Jean-Claude Lemasson, Vice-Président de Sud-Loire Avenir et Maire de Saint-Aignan de Grand Lieu. Au total, 39 communes du périmètre d’étude doivent se positionner sur ce sujet. Des discussions facilitées après [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
l’étude de faisabilité réalisée par la Région en 2014. Le projet répond aux critères d’éligibilité nationaux comme la préservation du patrimoine naturel et culturel.
…et la région qui joue un rôle majeur
Le dossier est élaboré en lien avec la Région. Elle effectue ensuite une demande auprès de l’Etat. S’il donne son accord, un décret officialise la création et la reconnaissance est attribuée pour une durée de 15 ans. La mandature précédente s’était engagée en menant l’étude de faisabilité. L’équipe actuelle n’a pas écarté la piste. « A partir du moment où nous saurons compter de manière conséquente, 33 communes sur 39, on revient vers la région pour expliquer que nous sommes prêts. »
Le groupe de réflexion, Estuarium et Sud-Loire Avenir vont interpeller les candidats « On espère que les têtes de listes régionales qui se présentent en juin prochain pourront se positionner très clairement ce qui veut dire que nous poussons pour que la région s’inscrive dans la réflexion dès son installation. » précise Jean-Luc Lemasson.
Un périmètre à définir et une charte à construire
« Pour l’instant le périmètre n’est pas définitivement adopté ». Deux propositions ont été mises en avant par l’étude de faisabilité. Le premier périmètre concernerait l’estuaire, le lac de Grand Lieu, le plateau du Pays de Retz et le littoral. Le second serait délimité par l’estuaire et les milieux humides. Une fois le dossier entre les mains de la région, l’élaboration de la charte du Parc Naturel Régional commencera. « L’idée étant d’aller assez vite. En fonction de la charte établie collectivement, une fois que l’Etat aura décidé, les communes viendront décider une par une d’adhérer définitivement ».
La réalisation d’une charte met environ quatre ans cependant Jean-Luc Lemasson pense que les porteurs ont « un petit temps d’avance […] dans le sens où ça fait un moment qu’on travaille à l’élaboration de ce parc. On devrait pouvoir aller un peu plus vite mais forcément le temps dépendra aussi de la volonté de la Région et de l’Etat. »
Quels sont les atouts du Parc Naturel Régional à l’étude ?
« Entre l’Estuaire de la Loire et le bassin de Grand Lieu, il y a des sujets communs comme le système hydraulique ou l’ensemble du réseau des marais et de prés marais de Loire et de Grand Lieu, c’est l’atout principal. Le groupe de réflexion qui s’est monté a pour ambition d’identifier quels atouts on pourrait mettre en avant » souligne Jean-Luc Lemasson « On a des productions locales qui sont intéressantes en terme d’agriculture, on a un patrimoine historique culturel et cultuel […] des réserves nationales de Grand Lieu et de l’Estuaire. On a un bocage assez particulier qui peut être mis en avant, des zones économiques me semble-t-il bien ciblées. ».
La Charte sera axée sur la préservation de l’environnement, l’aménagement du territoire, le tourisme et l’économie. Les acteurs et élus mobilisés peuvent compter sur des soutiens de taille. Les initiateurs du Parc de la Brière ou encore du Golf du Morbihan les épaulent dans cette démarche demandant compétences pointues et patience « On échange avec un certain nombre de parcs, ça nous permet de cibler la construction même de notre réflexion ».
Comment fonctionnera-t-il ?
Un PNR suscite parfois des interrogations de la part des citoyens se questionnant sur son rôle. Bien que certains siègent dans les associations, des échanges avec les habitants sont prévus. « C’est un projet de territoire ce n’est pas une décision descendante de l’Etat contrairement à une réserve naturelle nationale que là on subit totalement. Il s’agit de montrer que le territoire est capable de travailler ensemble, la démonstration n’est plus à faire sur un certain nombre de projets. Les discussions que j’ai pu avoir avec quelques citoyens à l’occasion d’échanges ou en réunion publique sur d’autres thématiques [montraient qu’ils] étaient plutôt favorables puisqu’ils y voyaient un intérêt pour leur cadre de vie ».
Une fois le Parc Naturel Régional créé, les communes et les intercommunalités se réuniront afin d’échanger sur différents sujets. Des subventions pourront être demandées à la région ou à l’Europe dans l’optique de mener plusieurs actions.
Le Parc Naturel Régional d’une surface atteignant au maximum 1262,43 Km² concernerait jusqu’à 280 000 habitants.
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