L’Insee publie son bilan démographique pour l’année 2024 en Pays de la Loire. Un bilan en demi-teinte avec un nombre de décès repartant à la hausse et un nombre de naissances continuant de diminuer.
La Loire-Atlantique « locomotive » de la Région
3,9 millions d’habitant(es), c’est l’estimation de la population ligérienne selon le dernier bilan démographique publié par l’Insee le 3 avril dernier « la croissance démographique régionale reste supérieure à celle de la France métropolitaine, mais elle perd en dynamisme » souligne l’institut. Dans les faits, la [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
Loire-Atlantique « reste la locomotive de la région » avec une croissance de 10,7 % entre 2015 et 2025 avec près de 146 000 habitants de plus en dix ans. A contrario, la Sarthe perd -0,8 % en nombre d’habitants sur la même période ainsi que la Mayenne -1,5%.
« Le solde naturel » se creuse
Le « solde naturel » défini par l’Insee comme la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès se dégrade avec pour l’année 2024 « 1900 décès de plus que de naissances » Une croissance démographique freinée par ce même solde naturel depuis 2022 et décelée depuis 2006. Une baisse constatée dans l’ensemble des départements mais « à des rythmes différents » souligne l’institut précisant qu’il reste positif en Loire-Atlantique et en Maine et Loire, et devenu négatif dans la Sarthe depuis 2020, en Mayenne depuis 2019, et plus conséquent encore en Vendée depuis 2015. Un nombre de décès qui « repart à la hausse » avec en 2024 une estimation à 37 500 décès dans les Pays de la Loire, soit 400 de plus qu’en 2023 « cette augmentation de +1,2% est proche de celle de la France métropolitaine +1,0% » précise l’Insee.
1,62 enfant par femme dans la région Pays de la Loire
Parmi les éléments d’analyse portés sur la chute du solde naturel, celui du nombre de naissances qui « diminue toujours » souligne l’Insee « au niveau régional leur nombre est estimé à 35 600, le plus bas niveau observé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale » explique l’institut qui précise ses origines comme « des choix de ne pas avoir d’enfants ou d’en avoir moins » Une diminution de la fécondité s’enraçinant dans la région suivant le pas de la France métropolitaine avec 1,62 et 1,59 enfant par femme. D’une manière générale, l’espérance de vie des femmes ligériennes à la naissance est de 86 ans, et n’a pas évolué depuis dix ans. Pour les hommes à contrario, elle continue de progresser dans la région atteignant un âge de 80,2 % en 2024 conclut l’Insee.
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