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Depuis un an, Anne-France Brunet, députée de la 3ème circonscription de la Loire-Atlantique (LaRem) est rapporteure du plan France Relance pour la commission des affaires économiques. A l’aube de plusieurs jours d’auditions d’une trentaine d’acteurs de tous secteurs, Anne-France Brunet tire un premier bilan avant la remise de son rapport complet le 8 octobre prochain.
Crédit photo : Anne-France Brunet
Vous êtes rapporteure du plan France Relance comment abordez-vous cette responsabilité qui vous est confiée ?
Cette responsabilité m’a été confiée l’année dernière. Il faut faire un point avec les acteurs nationaux pour savoir comment le plan de relance a été déployé dans les différents secteurs. Il faut faire une analyse, voir s’il y a eu des freins à ce déploiement du plan de relance et comment après je peux alerter pour lever les freins. L’objectif était de faire une sorte d’électrochoc pour que les entreprises reprennent de la vigueur. Ce plan de relance son objectif c’était quand même [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
de tout mettre pour que nos différents territoires puissent se développer au maximum et que ce soit sur le territoire, que ça ne vienne pas d’en haut.
Et c’est pour ça que j’auditionne un petit peu l’ensemble des acteurs pour bien identifier encore les blocages qui peuvent exister, ce qui empêche les projets d’aboutir
Vous aviez évoqué l’année dernière l’importance de la lisibilité pour les citoyens, et l’identification des blocages. Sur le terrain, en Loire-Atlantique, avez-vous des retours évoquant ces problèmes que vous aviez envisagés ?
Le suivi c’est vraiment quelque chose sur lequel j’avais mis l’accent. Ça n’a pas toujours été – surtout au démarrage – très simple d’identifier les « guichets uniques ». J’ai fait des points régulièrement avec la Préfecture, puisqu’il y a un sous-préfet en charge de la relance. Et c’est vrai qu’on a été nous, les députés, aussi des relais sur les différents territoires pour faire connaître les appels à projets. Au début ça a mis un petit peu de temps pour démarrer. C’est pour ça que j’auditionne un petit peu l’ensemble des acteurs pour bien identifier encore les blocages qui peuvent exister, ce qui empêche les projets d’aboutir. J’en ai déjà personnellement identifié certains et je veux quand même que les acteurs nationaux puissent aussi nous faire un retour d’expérience.
Des appels à projets pour des friches agricoles ou encore dans l’industrie ont été notamment mis en place. Pouvez-vous nous expliquer la dynamique qui a découlé du plan de relance en Loire-Atlantique ?
Il y a eu un certain nombre d’entreprises qui ont été lauréates du plan de relance et en particulier des entreprises sur ma circonscription que j’ai visitées. Je pense en particulier à Naogen Pharma à Saint-Herblain. Sur Nantes aux Dervallières il y a eu des fermes urbaines. Il y a eu un certain nombre d’entreprises qui ont été éligibles au plan de relance qui ont répondu à ces appels à projets et donc qui ont des fonds pour développer des solutions innovantes.
Vous parliez des secteurs numérique, écologique, et agricole quels sont les priorités du plan de relance sur le territoire de la Loire-Atlantique ?
Tout ce qui va concerner la rénovation thermique des bâtiments, la compétitivité. Ce sont des projets innovants des différentes entreprises et la cohésion des budgets pour développer les initiatives sur les territoires et en particulier dans les quartiers.
Ce plan de relance s’inscrit dans le cadre du projet de loi de finances pour 2022. Que peut-on espérer dans les mois à venir ?
Ce que j’espère c’est que les blocages soient vraiment pris en compte et que l’on puisse les dépasser. Et je pense surtout – ce n’est pas encore officiel – à des freins administratifs. Je pense que je vais avoir des retours dans ce sens là. Je ne veux pas présager de ce qui va m’être dit, mais c’est plutôt à ce niveau. Comment se fait-il que quand il y a des projets qui sont pertinents, on arrive pas à avancer plus vite ?
Une lourdeur administrative dans la manière de constituer un dossier ?
Il y a ça aussi. Accompagner les porteurs de projets, et aussi faire en sorte que les femmes puissent trouver leur place dans ces projets. Parce que l’on sait bien que ça soit pour les appels de levées de fonds, ou la création d’entreprises, les femmes ne sont pas suffisamment représentées. C’est un point de vigilance qu’il faut avoir.
Comment va s’organiser votre mission ?
Je suis en train de caler des rendez-vous pour les deux prochaines semaines avec la trentaine d’auditions. Avec évidemment en arrière-plan ma volonté de comprendre et d’analyser ce déploiement du plan de relance, et de faire des propositions, comme je l’avais fait pour le suivi, et il y a des sous-préfets à la relance dans pratiquement tous les départements.
Je vais faire un rapport que je dois remettre le 8 octobre. Ensuite, je vais passer en commission économique où je vais présenter mon rapport, et les députés de la commission des affaires économiques et même plus larges viendront me poser des questions ou entendre ma restitution. Je passerai dans l’hémicycle où là je serai aussi à la tribune pour pouvoir exposer le contenu de ce rapport dans cette mission « Plan de relance ». Ensuite, il y aura peut-être et même sûrement des amendements d’autres députés pour faire bouger cette partie du projet de loi de finances.
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Plan France Relance : Anne-France Brunet tire un premier bilan
