Depuis 2012, le pollinarium de Nantes situé au Jardin des Plantes diffuse des alertes pollens via une newsletter. Cet outil thérapeutique, premier du genre en France, permet aux personnes allergiques de mieux gérer leur traitement et d’avoir une information fiable sur l’émission des pollens. Décryptage avec Justine Faure, jardinière Botaniste, gestionnaire des serres tropicales en accès libre ; plantes médicinales et toxiques ; pollinarium sentinelle du Jardin des Plantes.
Atchoum ! yeux qui piquent, nez qui coule… autant de symptômes que peuvent vivre les personnes allergiques au pollen. Mais comment apporter une information fiable et de qualité sur l’émission des pollens et favoriser une meilleure prise du traitement thérapeutique ? Sous l’impulsion de Claude Figureau, directeur du [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
Jardin des Plantes de Nantes et botaniste en 2000, l’idée de suivre le cycle et la pollinisation a germé. Comme le souligne l’APSF (l’Association des Pollinariums sentinelles de France) les bulletins allergo-polliniques reçus par le biais de capteurs donnant les quantités de pollens dans l’air présentaient « souvent un décalage de plusieurs jours avec les débuts d’émissions de pollen » Quelques années plus tard en 2012, le premier pollinarium sentinelle de France voit le jour. Situé au jardin des plantes, il commence à diffuser ses premières alertes pollens et devient vite un outil indispensable et thérapeutique pour les patient(e)s allergiques au pollen.
8000 personnes inscrites aux alertes pollens selon la mairie de Nantes
Mais en quoi consiste le travail des jardiniers et jardinières au Pollinarium Sentinelle ? D’une surface d’une centaine de mètres carrés, il regroupe à lui seul 14 espèces différentes à Nantes « des arbres, des ligneux mais aussi des herbacés dont principalement des graminées qui sont connues pour être assez allergisantes » explique Justine Faure. A Nantes, selon la municipalité, plus de 8000 personnes seraient abonnées à la newsletter. Un travail d’observation que mène la jardinière avec un cahier des charges bien précis « le jardinier qui est en charge de l’observation va avoir avec un petit carnet donné par les responsables de l’association (APSF ndlr), on va pouvoir noter toutes les dates de début et de fin d’émission » souligne-t-elle. Puis les données collectées sur les différentes espèces sont renseignées sur le site d’alerte pollen et validées par le médecin allergologue et le botaniste d’Air Pays de la Loire.
Un travail autour des quatre points cardinaux de Nantes
Mais comment une alerte est-elle donnée ? « on va voir quatre points cardinaux, avec pas mal de pieds et une fois qu’on en a déclenché au moins dix, ça va déclencher une alerte pour les abonnés » précise Justine Faure. Un travail réalisé avec des espèces qui émettent des pollens allergisants dans la région nantaise « cela va être aux quatre points cardinaux de Nantes et il peut arriver que certaines espèces meurent éventuellement quand il y a beaucoup de sécheresse et on va venir les re-prélever dans la nature pour constamment avoir le même nombre d’espèces à observer » explique la jardinière. Actuellement à Nantes l’alerte est donnée sur le Noisetier avec un « potentiel allergisant élevé » selon l’alerte pollen transmise, responsable d’atteintes oculaires, d’asthme mais également dans 50% des cas d’une allergie croisée alimentaire. A vos mouchoirs !
Crédit photo : Pollinarium sentinelle de Nantes
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