Jardiner autrement, ou l’art d’avoir la main verte en optant pour des objets de seconde main. En poussant la porte d’une recyclerie végétale, tout un univers autour du réemploi et du jardin se révèle aux clients. Avec au détour d’un rayon, des objets parfois étonnants afin d’inciter à ne plus jeter et laisser place à la créativité.
Livres, outillages, poteries, vases et végétaux, voici un aperçu de ce qui attend les clients entrant dans une recyclerie végétale. Des objets et plantes variés avec comme point commun le réemploi. Un secteur dans lequel travaille[ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
Gildas Houssais, de Virevoltantes depuis une quinzaine d’années. « On collectait avec une ressourcerie et Stations Services sur un écopoint et on s’est aperçu de toute la matière qui passait, tournée vers le jardin. On a commencé à beaucoup récupérer » ajoute-t-il. La boutique Les Virevoltantes a ainsi ouvert en 2018.
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Des prix allant de 20 centimes à une centaine d’euros
« Il y a de plus en plus de particuliers qui nous apportent des graines, des boutures, des plantes, il y a des producteurs, des grossistes qui nous proposent, on peut aussi récupérer des invendus après des ventes événementielles ou ponctuelles. » détaille Gildas Houssais.
Les articles sont présentés en boutique entre 20 centimes pour un petit pot en terre et une centaine d’euros pour une déco telle qu’une sculpture. Certains sont réinventés, l’objectif étant de montrer qu’un contenant peut être réutilisé d’une autre manière « Quand on récupère des végétaux on fait des plantations dans des contenants de réemploi pour susciter l’intérêt des gens et leur montrer dans une vieille soupière, saucière, cafetière que l’on peut mettre une petite plante, ça a un super effet déco. »
Un lieu où glaner des conseils
« J’ai une formation de floriculteur paysagiste et une formation de fleuriste. » précise-t-il. Ses connaissances, il n’hésite pas à les partager auprès de jardiniers débutants, notamment depuis la crise sanitaire « Il y a beaucoup de gens qui ont débuté avec le confinement, ils ont eu envie de mettre des jardinières chez eux». D’autres apportent leurs plantes ou des feuilles afin d’être conseillés. Gildas Houssais organise également des ateliers « Avec le Covid c’était un peu compliqué, j’ai commencé à refaire des ateliers dans une médiathèque. »
Les arrosoirs, rois de la recyclerie
Les pots en terre sont particulièrement recherchés ainsi que les arrosoirs « On a beaucoup de demandes, on essaie de regrouper tous ceux que l’on va collecter pendant plusieurs mois et on va faire une grande vente. ». Chez Virevoltantes, des personnes de toutes générations se croisent, venant principalement « du centre-ville et de la périphérie » même si certains clients du Maine-et-Loire ou de Vendée profitent de leur passage à Nantes pour « faire un petit tour à la boutique » conclut Gildas Houssais.
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