Loire-Atlantique : quelle feuille de route pour Ségolène Amiot députée de la 3ème circonscription

Le 19 juin 2022, Ségolène Amiot devenait députée de la 3ème circonscription de Loire-Atlantique. Auparavant salariée d’une société mutualiste sur une plateforme d’appels, elle décrit ses premiers pas en tant que députée comme « un grand tourbillon » et dévoile les sujets sur lesquels elle souhaite travailler.

C’est votre premier mandat de député, quels ont été vos ressentis lors de votre installation à l’Assemblée nationale en tant que nouvelle élue ?

Un grand tourbillon parce qu’il fallait à la fois être dans la construction d’une équipe, être efficace quasiment immédiatement, apprendre des codes et des façons de faire. Je n’imaginais pas tout ce qui nous incombait immédiatement. Siéger et être déjà législateur, c’est à dire commencer à proposer des textes, tout en répondant aux sollicitations en circonscription parce qu’il y avait une très grande attente dans ma circonscription et dans le département. Très peu de sommeil (rires) c’est grisant parce que c’est beaucoup de découvertes et en même temps c’est beaucoup d’espoir, d’envie de faire avancer la loi et le droit et notre société dans le bon sens. Je pense que tous mes collègues quelle que soit leur famille politique ont le même espoir, malheureusement pas dans la même direction.

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Vous êtes nouvellement élue sur la 3ème circonscription, comment organisez-vous votre travail au quotidien et avez-vous pu déjà identifier des actions que vous souhaitez mettre en oeuvre ?

Ce sont tous les sujets qui nécessitaient d’être pris à bras le corps immédiatement. Sur ma circonscription, on avait pu en identifier  pendant la campagne. Il y a par exemple Total qui essaye d’implanter une nouvelle station service à Vigneux-de-Bretagne alors qu’il y a trois stations dans un rayon de trois kilomètres autour. Ils en ont une parmi ces trois stations qu’il suffirait de rénover […] c’est un projet qui est en cours, il y a une urgence à intervenir. En fonction des sollicitations pour lesquelles on est en capacité d’agir, on met en relation les demandeurs avec les gens qui pourront les aider. Pour l’Ecole Nelson Mandela à Saint-Herblain, on a obtenu un rendez-vous pour les parents d’élèves et les enseignants avec le cabinet du Ministre de l’Education. Cela leur a permis d’obtenir un poste supplémentaire.

Vous êtes élue au sein du groupe de La France Insoumise – NUPES comment s’articule votre rôle au quotidien au sein de votre famille politique ?

Toutes les semaines on fait une réunion de groupe. On participe tous à l’orientation de notre groupe […] et quand on travaille ensuite en commission, on a un travail qui va être plus NUPES, en tout cas à mon échelle. Je vais pouvoir travailler avec les collègues de la NUPES et discuter pour savoir si on serait en capacité de construire un texte ensemble, ou de faire mener une enquête ou des actions, de mener des auditions ensemble. Il y a une réunion hebdomadaire de nos présidents et présidentes de groupe pour la NUPES.

Vous êtes membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, quel est votre rôle au sein de cette commission et comment comptez-vous vous y investir pendant votre mandat ?

Ma spécialisation sera sur la question des médias et les jeux vidéos dans l’aspect culturel. On a déjà commencé à travailler notamment sur des propositions par rapport à la redevance audiovisuelle. Travailler avec des équipes en circonscription justement d’experts de la NUPES. On essaye de réunir des groupes de travail qui vont s’appuyer sur leur expérience et construire des propositions ensemble et me les soumettre. Ensuite, on en discute au sein de la commission. Evidemment, on vérifie la conformité avec le programme commun. Tout ce qui rentre dans le programme commun c’est quasiment automatiquement validé. Ce qui n’y rentre pas fait l’objet de débats afin de décider ce que l’on va pouvoir porter ou non. J’ai aussi la capacité de porter un texte ou une proposition.

Le 19 juillet dernier au sein de l’hémicycle, vous avez interpellé Elisabeth Borne, la première ministre, notamment sur les questions des agressions homophobes. Vous y avez évoqué un manque de moyens et de formation de la police. Isabelle Rome (Ministre déléguée chargé de l’égalité femmes-hommes) a fait état d’un comité de suivi LGTB à la rentrée. Qu’espérez-vous concrètement du gouvernement sur cette question ?

J’espère qu’ils arrêtent de planter des arbres pour cacher la forêt. Pour être plus simple, qu’on arrête de détourner l’intention des gens. Oui, il faut s’interroger et vérifier les formations sur les prises en charge des personnes LGBT. Ces formations ne sont pas toutes dispensées, ensuite qu’est-ce qu’il en est retenu et comment c’est appliqué ? J’attends du gouvernement, au-delà de la question policière, qu’il ait une véritable position sur le fait que l’homophobie et les LGBT phobies n’ont plus leur place en France sur quelque forme que ce soit. Ce qui signifie dans la loi d’assurer l’égalité pour tous et toutes et dans la vie que l’on garantisse l’égalité en sanctionnant sévèrement toute forme de discriminations.

Tant que l’on acceptera d’avoir des gens qui ont des propos et des comportements homophobes jusque dans notre gouvernement, on ne peut pas attendre de la société qu’elle n’en fasse pas autant finalement, l’exemplarité n’est pas là.

L’annonce de la première ministre sur la création d’un poste d’ambassadeur LGBT me fait sourire parce que l’on n’est pas encore capable aujourd’hui de faire appliquer nos lois partout, de s’assurer qu’il n’y ait plus d’agressions homophobes. On n’est pas encore en capacité de le faire, d’autant plus quand des dépôts de plaintes ne sont pas qualifiés de discriminatoires et homophobes. On n’est pas capable de balayer devant notre porte et on est en train de mettre en place des ambassadeurs qui vont devoir aller faire la leçon ailleurs. Tant que l’on acceptera d’avoir des gens qui ont des propos et des comportements homophobes jusque dans notre gouvernement, on ne peut pas attendre de la société qu’elle n’en fasse pas autant finalement, l’exemplarité n’est pas là.

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