Un récit patrimonial a vu le jour à La Chevrolière. Il met en lumière l’histoire de la commune via le bâti, la nature et l’immatériel.
Ce mercredi 18 septembre 2024, c’était le jour de présentation d’ « Il était une fois…La Chevrolière ». Les habitants ont pu découvrir le récit patrimonial de la commune. Quelles sont ses particularités ? Explications avec Johann Boblin Maire de La Chevrolière.
Un village de pêcheurs comme point de départ
Tout est parti du village de pêcheurs de Passay situé sur le lac de Grand Lieu. Un travail sur le patrimoine immatériel a alors débuté il y a quelques années. « Au travers de la Maison des pêcheurs du Lac de Grand Lieu, il y a eu tout un travail de recherche historique, une collecte de mémoire menée notamment avec une ethnologue » se remémore Johann Boblin, Maire de la Chevrolière. Depuis, une exposition permanente prend place dans dans ce lieu.
Cette étape a notamment permis de mieux comprendre l’histoire patrimoniale de la commune. Une [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,8″ ihc_mb_template= »1″ ]
information a notamment marqué l’édile « « C’était très intéressant d’apprendre qu’à l’origine La Chevrolière est née sur les rives du Lac de Grand Lieu au travers du village de pêcheurs. C’est pour se rapprocher des axes commerçants qu’une unité s’est créée dans le bourg. Il s’est développé et a donné naissance à la commune telle qu’elle est aujourd’hui. »
Transmettre aux nouveaux habitants
La commune accompagnée par un cabinet a collecté les informations, les photos afin d’écrire le récit basé sur « la mémoire et la transmission ». Les éléments concernent le patrimoine bâti, naturel et immatériel. Tout un fonds documentaire existe désormais. Un comité de pilotage a été mis en place. Plusieurs acteurs ont oeuvré, les membres du Conseil des Sages, des habitants, un historien local, des membres de l’équipe du musée et des élus.
La mémoire se transmet de générations en générations mais c’est aussi pour inviter les chevrolins et chevrolines nouvellement installés que ce récit patrimonial est né. «Au fil des décennies la population change […] il permet aussi d’expliquer d’où vient la commune et vers quoi on va. » Une découverte passant par le texte et des illustrations. Comme La Chevrolière est lacustre « On va retrouver des dessins qui expriment l’identité de la commune, un bateau de pêcheur du lac, l’anguille qui est très présente, un héron » précise Johann Boblin.
Le patrimoine comme fil conducteur de la politique culturelle
Son objectif est également demain côté politique culturelle et aménagements urbains de « pouvoir décliner ces éléments marqueurs de notre identité de territoire » souligne le maire. Plusieurs idées pourraient se retrouver dans la programmation culturelle. De spectacles reprenant cette thématique au fonds documentaire mis à disposition à la médiathèque ou encore des oeuvres. « Peut-être une sculpture représentant un bateau de pêcheur du lac de Grand Lieu. Dans les aménagements urbains, avoir une palette végétale s’inscrivant dans les essences que l’on peut retrouver au bord du lac, des rivières. »
Un évènement et une distribution en boite aux lettres
La présentation aux habitants s’est déroulée ce mercredi 18 septembre. Une troupe s’est rendue dans différents lieux «pour appeler les habitants et remettre ce récit ». Une veillée s’est également tenue le soir au Jardin des senteurs afin que les participants puissent « exprimer des éléments de transmission, de mémoire ».
Le document va être distribué dans toutes les boites aux lettres, le but étant « que chaque citoyen s’approprie cette histoire locale, ce sont des clés de compréhension de la commune. »
Johann Boblin se réjouit de l’engouement autour de ce projet réunissant plusieurs générations « Chacun retrouve les racines de notre commune mais déclinées en patrimoine. C’est une démarche qui a suscité de l’adhésion, un consensus » assure-t-il
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