3 questions à Catherine Lara “L’identité, c’est accepter et aimer l’autre pour sa différence”

Catherine Lara sera le 31 mars 2026 au Théâtre de la Fleuriaye à Carquefou avec « Identités ». A ses côtés, quatre danseurs de la Compagnie Kumo. Un voyage captivant entre musique, break dance, hip-hop et poésie. L’artiste s’est prêtée au jeu de l’interview « 3 questions ». 

Vous avez fêté vos 55 ans de carrière, que représente pour vous, dans votre parcours d’artiste, « Identités » qui unit les arts, les générations et les personnes ?

Ce spectacle est hors norme, il ne ressemble à rien d’autre. Il est intergénérationnel, j’ai 80 balais et les danseurs ont entre 20 et 25 ans. Ensemble, on a 15 ans parce qu’il n’y a pas de différence d’âge. Quand on est sur scène, dans un état d’amour total pour donner le plus d’émotions possible aux gens qui viennent nous voir, on s’en fiche de l’âge ! On s’en fiche aussi que l’un soit Tunisien, de l’île de la Réunion ou Polonais, moi j’ai des origines espagnoles, ça nous est totalement égal. Nous sommes des êtres humains qui nous aimons. Notre ADN est la liberté. L’identité, c’est accepter et aimer l’autre pour sa différence.

Sur scène, votre violon baryton et les chorégraphies s’entremêlent, comment avez-vous créé ce dialogue harmonieux avec les danseurs ?

Je les ai vus sur scène, j’ai été très touchée, j’ai adoré ce spectacle. Je voulais absolument que l’on fasse quelque chose ensemble. Ça s’est fait simplement car ils m’ont regardée comme une musicienne qui avait envie de jouer avec eux. On a commencé à travailler, j’ai écrit pour eux, on a essayé des musiques, des styles. Avec un échange, d’amour quelque part, entre moi qui aime ce qu’ils font et eux qui aiment ce que je fais, on a fini par se comprendre. Ce sont des chorégraphies très sophistiquées, des performeurs et il y a beaucoup d’émotions. Une recherche chorégraphique également pour que je sois près d’eux sans qu’ils me bousculent, ça a été énormément de travail. 

Vous serez à Carquefou le 31 mars, quelles seront les musiques que le public pourra découvrir, pourriez-vous nous les décrire ?

C’est difficile de décrire la musique. Ce sont des tableaux inspirés de la société d’aujourd’hui par exemple sur l’addiction au téléphone, les violences faites aux femmes, l’agressivité, la jalousie. Ils donnent l’occasion de rentrer dans la vie des gens en parlant des sujets avec poésie, des belles lumières, des courts-métrages projetés sur un grand écran. Il y a aussi ma voix avec des textes écrits par Jean-Jacques Thibaud expliquant ce qu’il se passe sur scène afin de donner des clés pour bien suivre le spectacle.

Le mieux, c’est de venir voir « Identités » car c’est très difficile d’expliquer, la musique ça s’écoute et la danse ça se regarde !

Infos complémentaires :

Théâtre de la Fleuriaye, 30 bd Ampère, Carquefou

20h

Réservation sur les billetteries habituelles 

Photo : Affiche du spectacle “Identités”

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