L’affichage dynamique du nantais Signao au Festival interceltique de Lorient

Portrait of a man with short brown hair and a trimmed beard wearing a light blue button-down shirt, looking at the camera indoors.

Durant le festival interceltique de Lorient, 65 écrans sont disposés afin d’informer le public. Un affichage dynamique conçu par Signao, entreprise nantaise. Focus sur ce savoir-faire technologique.

Alors qu’une pâte doit bien pousser pour donner un bon pain, on peut dire que Signao a suivi le même procédé en prenant vie dans une boulangerie, étape par étape. En effet, il y a 10 ans, alors issu du monde audiovisuel, son fondateur Xavier Hamon, a produit une vidéo pour un boulanger-pâtissier. Un film montrant une recette que l’artisan a eu envie de diffuser à ses clients dans ses boutiques. « Il avait positionné des écrans et utilisait une clé USB. Il s’est tourné vers moi pour me demander si une solution plus facile existait » se remémore Xavier Hamon. « Je me suis mis à y réfléchir et on lui a proposé une offre d’affichage Signao avec un logiciel et du matériel adapté, un type de diffusion pas vraiment répandu à l’époque ». Depuis la start-up nantaise a fait du chemin et affiche une croissance de 20 % par an.

Premiers pas sur la côte des mégalithes

Le Festival interceltique de Lorient a sollicité Signao dès la création de cette entreprise nantaise. Ce « partenaire historique » comme le décrit Xavier Hamon célèbre cette année sa 55e édition ayant débuté le 31 juillet et se poursuivant jusqu’au 9 août. La Parade des Nations celtes s’est déroulée dimanche dernier, le temps fort de cet évènement accueillant chaque année environ 900 000 spectateurs. Beaucoup de monde donc à informer et orienter, c’est ainsi qu’intervient l’affichage dynamique. Dès le début, les organisateurs voulaient « digitaliser le festival et proposer une solution de communication par écran ». Alors en Recherche et Développement, Signao a en quelque sorte co-construit son offre en fonction de leurs enjeux.

Au départ, seulement 6 écrans jalonnaient le parcours des visiteurs, aujourd’hui, 65 sont installés un peu partout. « L’objectif premier était de distribuer une information fraîche sur les spectacles, la billetterie, les alertes, il fallait des scénarios en fonction des contextes » précise Xavier Hamon. Aujourd’hui, ils contribuent à la prévention autour du harcèlement, à donner la programmation des concerts et les annonces officielles importantes. Certains sont visibles dans les bars et restaurants afin d’indiquer un chiffre intéressant les bretons et les touristes, celui concernant les galettes et crêpes beurre sucre restantes !

Un développement à l’international

Tout a été pensé pour être « clé en main ». Deux phases existent. La première passe par le studio, un logiciel sur lequel il est possible de créer des campagnes de communication. Ensuite, Signao fournit un boîtier connecté permettant de diffuser les communications réalisées. L’entreprise qui compte une dizaine de collaborateurs recrute de plus en plus face à la demande. Parmi les solutions utilisées, celles dédiées au festival correspondent aux besoins d’autres structures « on sort du domaine évènementiel » explique le fondateur.

L’entreprise grandit en France et dans des pays francophones. « On vise le continent européen et le continent africain » indique-t-il. « Nous sommes sollicités en Belgique, au Bénin ». L’équipe veut ainsi d’abord intégrer des marchés francophones puis s’élargir « sur la langue internationale qu’est l’anglais ». Des projets sont en cours au Canada et aux Etats-Unis.

Des secteurs « exigeants »

Signao travaille particulièrement pour deux domaines, le transport et le tourisme culturel. Tous les deux sont vus comme « exigeants ». Le transport fonctionne sur le temps réel, l’écran doit présenter le bon horaire aux voyageurs « on a une ressource importante sur le respect de l’information en temps réel » se félicite le fondateur. Concernant la culture, le cahier des charges doit prendre en compte la dimension patrimoniale. Il s’agit d’intégrer un dispositif technologique devant se faire « tout petit » vis-à-vis du monument. Un challenge pour les collaborateurs car de nombreuses règles sont à respecter.

Un projet phare ? Celui de Notre-Dame-de-Paris à l’occasion de sa réouverture. Un écran a pris place sur le parvis. Beaucoup de questions autour de sa présence sur ce monument mondialement connu, un « long process » afin de trouver la bonne harmonie de couleurs, la charte graphique tout en respectant l’architecture. La Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) a validé cet affichage dynamique.  « Avoir fait cette intégration technologique sur Notre-Dame-de-Paris, c’était un symbole » se réjouit Xavier Hamon. Même regard sur le Mont-Saint-Michel où la technologie adaptée à un groupe permet de mieux s’organiser au niveau de sa visite en fonction de l’affluence.

Un savoir-faire nantais qui rayonne donc en Loire-Atlantique lors du Hellfest et dans des lieux et événements emblématiques d’autres régions et pays.

Photo : Xavier Hamon, DR

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