Stéphane Gachet : Un premier mandat pour renforcer le lien collectivité/Etat

Stéphane Gachet : Un premier mandat pour renforcer le lien collectivité/Etat - Stéphane Gachet

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Crédit photo : Stéphane Gachet

Stéphane Gachet, référent de la République en marche en Loire-Atlantique, est conseiller régional au sein du groupe d’opposition « Démocrates et Progressistes » mené par François de Rugy, affilié à la majorité présidentielle. Nous allons suivre l’élu débutant son premier mandat politique qui nous plongera au coeur de l’institution régionale pendant cette première année.

C’est votre premier mandat politique, quels ont été vos ressentis lors de votre installation au conseil régional en tant que nouvel élu ?

Ce sentiment de devoir jouer un rôle important essentiel. Je l’ai pris avec beaucoup d’enthousiasme, mais aussi beaucoup de sens des responsabilités. Et quelque part aussi de gravité compte tenu du contexte. Les élections aujourd’hui se déroulent avec un désenchantement des citoyens qui est très fort et qui s’accentue d’élections en élections. Je mesure la responsabilité que recouvre un mandat d’élu par rapport aux attentes des citoyens et la nécessité effectivement de traduire dans les faits des axes politiques. Il ne faut pas en rester aux mots, il faut vraiment qu’il y ait une traduction concrète pour les citoyens pour essayer de les faire revenir vers la politique.

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Vous êtes élu d’opposition au sein du groupe Démocrates et Progressistes de François de Rugy, comment s’articule votre rôle d’élu au quotidien au sein de votre groupe politique ?

Nous nous réunissons de manière hebdomadaire pour évoquer les sujets qui sont à l’ordre du jour ou qui vont venir. Nous nous sommes également mis d’accord les uns avec les autres au sein de notre groupe pour nous répartir dans différentes commissions. A charge pour ceux qui prennent ces commissions d’être un peu les « référents » sur les thématiques en question.

Vous êtes membre de la commission finances, RH, commande publique et relations extérieures, pouvez-vous nous expliquer ses attributions et votre rôle au sein de celles-ci ?

Cette commission je l’ai choisie […] avant tout parce que je [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]

considère qu’elle est stratégique et essentielle. Rien n’est possible sans un budget, sans des orientations budgétaires. Les aspects RH et finances en particulier sont incontournables dans toute organisation, politique ou pas.

Les différentes commissions sont composées autour d’une dizaine d’élus parfois un peu plus, parfois un peu moins. Ces élus représentant l’ensemble des sensibilités à la région : majorité et opposition. Le but est de travailler en petit comité sur les sujets qui sont portés par ces commissions de manière à les enrichir, les abonder. Mais ce n’est, au sein des commissions, qu’une sorte de consultation de la part des élus qui en font partie.

C’est un moyen de contrôle pour vous ?

Absolument, de contrôle et d’influence tout en sachant qu’ensuite évidemment c’est la majorité politique […] qui garde le dernier mot et peut prendre en considération tout ou partie des remontées des membres de la commission. In fine, c’est la commission permanente ou l’assemblée plénière qui va décider.

Nous on a plusieurs lignes très claires. La première c’est de ne pas verser dans une opposition systématique aveugle et un peu bête.
Lors de la dernière assemblée qui s’est tenue au mois de juillet, François de Rugy s’est exprimé sur la Centrale de Cordemais, en tant qu’élu avez-vous un carnet de route à suivre, avec des sujets politiques prioritaires ?

On a plusieurs lignes très claires. La première c’est de ne pas verser dans une opposition systématique, aveugle et un peu bête. Je pense que le mouvement fondé par Emmanuel Macron La République en Marche et ses partenaires autour de LaREM se sont inscrits dans la volonté de transcender les partis, pour avoir cette capacité de dire « que c’est bien quand c’est bien » ou d’enrichir les choses quand elles sont de notre point de vue pas suffisamment équilibrées.

On est sur une position équilibrée qui doit nous permettre d’avoir cette liberté à tout moment de voter pourquoi pas derrière la majorité, de voter avec les autres oppositions si nous le jugeons utile. Êtres pragmatiques tout simplement et vigilance de décision équilibrée et pas dogmatique. Nous avons quelques lignes rouges qui sont celles portées par les extrêmes. C’est à dire tout ce qui atteint le vivre- ensemble et l’égalité entre les Hommes et les Femmes. 

« Nous voulons être extrêmement vigilants et rappeler qu’effectivement rien ne peut se faire si l’Etat et les collectivités territoriales ne marchent pas « main dans la main ».

L’autre ligne de conduite que nous allons essayer de porter durant tout ce mandat, c’est la politique du gouvernement, et de la majorité à l’Assemblée nationale. Parce qu’on s’aperçoit qu’il y a une tentation très naturelle et très rapide de toutes les majorités politiques quelles qu’elles soient, dans un Conseil régional, Départemental ou même dans un Conseil municipal, de s’approprier un certain nombre de mesures qui sont mises en oeuvre. Et je pense particulièrement au plan de relance.

Bien sûr la région a fait un travail qui mérite d’être salué, je pense qu’il ne faut pas avoir peur de le dire. Pour autant, ce n’est pas elle toute seule dans son coin qui a dégagé des crédits de soutien aux entreprises, aux associations ou au milieu culturel. C’est aussi et surtout grâce à l’action de l’Etat. Grâce à des aides qui ont été fléchées par l’Etat. Nous voulons être extrêmement vigilants et rappeler qu’effectivement rien ne peut se faire si l’Etat et les collectivités territoriales ne marchent pas « main dans la main ».

Vous souhaitez renforcer ce lien Etat/Collectivités ?

Absolument. Parce que l’un ne peut pas fonctionner sans l’autre. La tentation un peu naturelle pour une majorité politique c’est de s’accaparer le succès ou les réussites mises en oeuvre localement, mais bien souvent elles sont dépendantes des décisions qui arrivent du national, et ça c’est important de le rappeler quand même de manière récurrente.

De quels moyens disposez-vous pour mener votre mission d’élu ?

Je tiens à saluer l’action des services de la Région qui ont été absolument remarquables. Ils sont d’une grande compétence et d’une grande réactivité par rapport aux besoins d’élu quel qu’il soit. On a une administration régionale de qualité. On peut compter sur les fonctionnaires à la région pour nous accompagner dans une prise de fonction par exemple.

On fait partie d’un groupe politique qui est affilié au gouvernement, et à des mouvements politiques [LaREM, Modem, ndlr] qui nous offrent aussi plusieurs atouts. D’abord un soutien en terme de formation. Par exemple, nous pouvons nous inscrire dans un cycle de formation proposé par nos mouvements politiques pour monter en compétences sur les sujets que nous portons. Il y a des marcheurs dans toutes les régions de France, et c’est important et surement très utile aussi pour nous de travailler en lien avec nos homologues des autres régions, parce que l’on s’enrichit mutuellement de nos points de vue.

Nous avons eu la possibilité d’embaucher un collaborateur à temps plein qui au quotidien travaille à la région et est en quelque sorte en appui des cinq élus que nous sommes, pour les aspects administratifs mais aussi plus techniques.

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