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Lors de la session du conseil régional, le groupe Ecologie ensemble & solidaire a déposé un « voeu » relatif à « un pilotage politique de l’avenir de la centrale de Cordemais ». L’abandon du projet Ecocombust le 8 juillet dernier annoncé par EDF et le Ministère de la Transition Ecologique avait suscité de nombreuses réactions de la part des élus.
Un voeu « rejeté » mais avec quelques perspectives.
Dans l’état actuel des choses, Christelle Morançais a fait part de sa détermination suite à l’annonce de l’abandon de la centrale de Cordemais « C’est un combat et je ne lâcherai rien concernant la centrale de Cordemais. Je mènerai ce combat et je le ferais en toute transparence avec chacun d’entre vous » a t-elle affirmé au sein de l’hémicycle.
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« Cordemais sera t-il le prochain Florange ? »
Pour débuter, c’est Matthieu Tavel (LFI) qui a défendu le voeu du groupe « Ecologie Ensemble et solidaire ». L’élu en évoquant l’avenir des salariés de la centrale n’a pas mâché ses mots « EDF agit comme le président Macron, considérant les salariés comme une variable d’ajustement sur les calculs de communication pour faire oublier l’inaction climatique du gouvernement ». [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ] De même, le groupe appelle la majorité à « assumer le pilotage politique de la conversion et de la transition de ce site énergétique et industriel en réunissant d’urgence les différentes parties prenantes : entreprises, sous-traitance, salariés, collectivités locales, organisations écologiques et bien sûr l’Etat ». En outre avec cette interrogation « Cordemais sera t-il le prochain Florange ? » conclut t-il.
« Je rappelle qu’aucun salarié d’EDF ne risque d’être licencié parce que cette centrale va fermer »
L’ancien Ministre de la transition écologique, François de Rugy a refusé que la faute soit rejetée sur le gouvernement « c’est le président actuel et le gouvernement actuel qui a débloqué les dossiers sur l’éolien offshore [Eolienne installée en mer qui permet de convertir le vent en électricité ndlr] qui permet un relai à cette centrale.» L’actuel député LREM taclant au passage Matthieu Orphelin « Je rappelle qu’aucun salarié d’EDF ne risque d’être licencié parce que cette centrale va fermer. On ne peut pas à la fois demander d’aller plus vite plus loin plus fort en matière d’action pour le climat et demander le maintien d’une centrale à charbon » a t-il martelé.
Un rendez-vous fixé avec la Ministre de la Transition écologique
Dans ce cas la Présidente de région a rappelé que « La centrale de Cordemais, c’est inscrit dans le contrat d’avenir c’est un enjeu important. C’est également dans le pacte de la transition écologique et industriel qui a été signé en janvier 2020 ». En définitive, malgré le rejet du voeu, un « rendez-vous avec la ministre [de la transition écologique, ndlr] est fixé le 8 septembre prochain ». Une réunion avec l’ensemble des présidents de région est également à l’ordre du jour à Matignon où l’élue « échangera également sur le sujet avec le premier ministre ».
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Centrale de Cordemais : La région souhaite des réponses
