Adopter est une démarche longue et jalonnée d’obstacles. L’EFA (Enfance et Familles d’Adoption) a placé au coeur de son action l’écoute et l’accompagnement des postulants, parents ainsi que leur entourage. En Loire-Atlantique, l’association organise des ateliers de sensibilisation à la parentalité.
L’adoption, un tourbillon d’émotions entre attente et questionnements. Pour faire face aux difficultés rencontrées, les postulants, parents et l’entourage peuvent compter sur les associations comme l’EFA en Loire-Atlantique. Une main tendue aidant à dénouer les noeuds d’une démarche longue et à tisser le lien avec leur enfant et les personnes partageant la même expérience.
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Préparer à la parentalité adoptive
« On s’est aperçu qu’il y avait de plus en plus besoin de préparer les parents à la parentalité adoptive » confie Aurélie Sabatier, Présidente de l’EFA 44. Les postulants ne bénéficiaient pas de cette aide au niveau du [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
Conseil départemental qui délivre les agréments permettant d’engager ensuite une procédure d’adoption. Ils «ne trouvaient pas leurs réponses, ce sont six entretiens en moyenne avec des psychologues, des travailleurs sociaux qui n’ont pas forcément le temps de [la] proposer » souligne-t-elle.
L’EFA a ainsi fait appel à une professionnelle. Les bénévoles se sont ensuite formés via la Fédération EFA, ou l’intervention de personnes qualifiées dans leur antenne en Loire-Atlantique « On peut aussi quand nos compétences ne correspondent pas embaucher des professionnels. » Pendant quelques années, les participants étaient plutôt les postulants suite à la baisse du nombre d’adoptions internationales. Aujourd’hui, les parents ayant adopté entre 2000 et le début des années 2010 sollicitent à nouveau l’association.
« La ligne directrice de cet atelier c’est de se mettre dans les yeux, dans la tête autant que possible d’un enfant qui arriverait par adoption dans une famille. »
Deux niveaux d’accompagnement
Le premier niveau accueille davantage des couples ou des célibataires alors dans leur période de demande d’agrément. « On est sur des questions assez fondamentales » note Aurélie Sabatier. Ces interrogations portent sur l’âge des enfants, le choix du prénom ou sur l’histoire que les enfants ont pu vivre.
« Le niveau 2 est plutôt centré sur comment se fait l’attachement d’un enfant et plus particulièrement adopté dans sa famille » indique-t-elle. Avec pour ligne directrice durant ces temps d’échanges, «de se mettre dans la tête autant que possible d’un enfant qui arriverait par adoption dans une famille » Les journées, ouvertes aux adhérents (Tarif : 25 €) et aux non-adhérents (Tarif : 35 €), se déroulent le samedi entre 9h et 17h30. Elles débutent par l’accueil et un petit déjeuner, des mises en situation sont ensuite prévues.
Un accompagnement individuel est également possible par téléphone ou en rendez-vous dans leur local situé à Nantes. Parmi les autres problématiques abordées, les fragilités des adultes « et quel écho ça peut avoir sur nos enfants, qu’ils soient déjà là ou ceux que l’on aura. Un atelier intitulé « Violence et agressivité, comme y faire face ? » s’est ajouté suite à une demande des familles. « On peut parfois la déceler, l’expliquer aux parents et la faire expliquer par des professionnels » avance-t-elle.
Le rôle de l’entourage
Les proches sont aussi invités à pousser la porte de l’association afin de participer aux ateliers. « De manière générale, ils vont plutôt demander comment ils peuvent se positionner pour être soutenants mais pas intrusifs » constate Aurélie Sabatier. Un moment où ils n’hésitent pas à poser les questions qu’ils n’osent pas ou plus poser souvent en raison du temps écoulé entre l’obtention de l’agrément et l’adoption.
« Ils découvrent souvent que ce n’est pas une parentalité anodine, toutes les parentalités ont leur spécificité mais c’est souvent à ce moment-là qu’ils veulent en savoir plus » ajoute-t-elle. Au centre des discussions, les raisons pour lesquelles il faut un agrément et pourquoi la démarche est longue. « On mise beaucoup sur la création de liens entre les postulants, leurs familles, on s’aperçoit que ça leur fait du bien de pouvoir nous parler et parler entre-eux. »
Les ateliers ont repris après deux ans de pause en raison de la situation sanitaire. « Pour les postulants notamment, qui sont dans leur début de période d’agrément ou qui ont leur agrément depuis un an ou deux ans, on a vu à quel point ne pas pouvoir se retrouver entre eux a manqué » assure Aurélie Sabatier.
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