François Guyot, Agriculteur laitier à Bouvron et Conseiller Régional des Pays de la Loire est candidat aux élections législatives dans la 6e circonscription. « Il y a des sujets forts à porter à l’Assemblée nationale mais il y a surtout besoin d’un réseau de Maires » afin de « pouvoir remonter les problématiques que nos élus connaissent sur le terrain« assure-t-il
Qu’est-ce qui a motivé votre candidature aux Législatives ?
J’ai été investi pendant treize ans dans le monde agricole, à la Chambre d’agriculture et depuis un an je suis conseiller régional auprès de Christelle Morançais (Présidente de la Région Pays de la Loire). Sa façon de faire de la politique m’a vraiment donné envie d’être dans son sillage et j’étais poussé par le monde rural pour y aller. La campagne, démarrée il y a six mois pour moi, m’a fait rencontrer énormément de personnes et m’a conforté dans cette décision.
Si vous êtes élu, quels sujets porterez-vous à l’Assemblée Nationale ?
Il y a des sujets forts à porter à l’Assemblée nationale mais il y a surtout besoin d’un réseau de Maires, depuis la loi de non cumul des mandats on a des députés souvent hors sol. C’est pouvoir remonter les problématiques que nos élus connaissent sur le terrain, la santé, les déserts médicaux, la mobilité sur un axe Derval-Châteaubriant-Ancenis où il y a un manque de lignes de bus et de capacité de transport.
Le pouvoir d’achat mais aussi les problématiques plus rurales que sont l’agriculture que je connais bien mais aussi la chasse dont on ne parle pas souvent, il faut sans doute un peu de courage politique pour défendre les chasseurs qui sont les premiers régulateurs des nuisibles. Ce sont des sujets ruraux importants souvent peu portés à l’Assemblée Nationale auxquels je suis attaché.
Les mesures prioritaires pour l’agriculture selon vous ?
Défendre toutes nos agricultures. On a une [ihc-hide-content ihc_mb_type= »show » ihc_mb_who= »4,5,6,7″ ihc_mb_template= »1″ ]
baisse du nombre de producteurs qui doit tous nous inquiéter de plus avec la Guerre en Ukraine qui met les projecteurs sur notre capacité à maintenir notre souveraineté alimentaire. On a un vrai besoin de soutenir nos agriculteurs sur la rémunération, la prise en compte de leurs coûts de production tout en veillant à l’environnement. L’agriculture fait énormément de progrès et continue à en faire. Ce n’est pas parce qu’on parle de productivité et d’une souveraineté alimentaire que l’on va balayer l’environnement. bien au contraire le rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) dit que l’agriculture française est la plus durable au monde donc il faut l’encourager.
Je ne crois pas dans l’écologie punitive je pense plutôt à une écologie sur un aspect très pragmatique, c’est sur l’incitatif qu’on y arrivera. Il faut mettre les citoyens au travail d’idées et concrétiser par des actions concrètes avec eux. Un député doit être fier de lance de toute initiative pragmatique et logique qui pourrait être mise en place sur la circonscription. On est dans une circonscription à la fois très rurale et avec des pôles assez urbanisés, le député doit être là pour créer une dynamique et montrer son envie que les gens échangent et surtout cherchent ensemble des solutions.
Quelle sera votre 1ère action pour la 6e circonscription ?
Ma première action serait de regrouper les maires afin de pouvoir examiner les actions prioritaires. Un député, qui exerce sur la troisième plus grande circonscription de France, s’il ne prend pas le temps de consulter les maires et d’aller sur les enjeux les plus importants qu’ils ont identifiés, il va brasser de l’air. Ce qui ressort déjà des discussions ce sont la santé, la mobilité, ce sera un travail sur les déserts médicaux, comment accueillir de nouveaux médecins, comment protéger nos trois pôles santé que sont Châteaubriant, Ancenis et Blain.
Quel député souhaitez-vous être ?
Je souhaite être un député qui aura un pied en circonscription pour écouter ses concitoyens et ses élus et un pied à Paris pour les représenter. Je ne veux surtout pas être hors sol, ce que je remonte à l’Assemblée nationale doit émaner de mon territoire, c’est vraiment une présence à 50 % sur le territoire pour aller à la rencontre des citoyens et des élus locaux. C’est un travail très ardu mais en même temps on est député, on doit être à la tâche, ma mission c’est de réussir à concilier les deux et surtout être un député local, proche du terrain et accessible.
Comment comptez-vous convaincre les électeurs de voter pour vous ?
Par ma sincérité, mon ancrage territorial et j’ai un comité de soutien qui compte 25 maires, des conseillers départementaux et régionaux et notre Présidente de Région pour me donner de la crédibilité dans ma candidature. Je serai le candidat des maires, celui qui a pris le temps de les écouter, veut travailler avec eux et montrer mon ouverture puisque ce sont des maires de tendances politiques différentes.
Photo : François Guyot aux côtés de Sophie Martias, suppléante
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