Grève/Solidarité Femmes : « Le mieux est de travailler à l’apaisement de cette situation »

Les salariées de l’association Solidarité Femmes 44 rentrent « en grève illimitée à partir ce ce jour» Une réunion avec le conseil d’administration est prévue demain soir.

« Membre du CA Où est-tu ? »

Ce matin à Nantes, quartier Talensac, des banderoles vertes et roses arboraient les rues de Nantes. Des salariées de l’association Solidarité Femmes 44, apparaissent, bandanas roses sur la tête et poings levés. Une situation qu’explique le collectif du Travail social en lutte 44 en annonçant une grève « illimitée à partir de ce jour » En cause ? Un management toxique et incessant alerte le collectif. Parmi les messages scandés l’on pouvait y lire « Membre du CA Où est-tu ? » « Accompagner les victimes oui, en devenir une au travail non » ou encore « Le social se bat pour tout le monde, tout le monde se bat pour le social » Des mots forts à l’encontre de l’association qui oeuvre à l’accompagnement des femmes et enfants victimes de violences conjugales et familiales.

Une dégradation des conditions de travail

Les salariées du site de Nantes font part d’une situation qui durerait selon leurs propos depuis plus d’un an et demi. En cause, une dégradation des conditions de travail amenant selon les grévistes à des « risques psycho-sociaux importants et à des inquiétudes concernant la continuité de l’activité de Solidarité Femmes Loire-Atlantique » parmi les points soulevés une « communication inapproprié, véhément, réprobateur, humiliant, hostile voir agressif, que ce soit en collectif ou en individuel » Autre point d’accroche la gestion des ressources humaines. Les salariées font part de départ de collègues en CDI remplacés par des CDD, deux démissions qui seraient liées aux conditions de travail, des arrêts longs non remplacés, et des activités « laissées à l’abandon, démantelées, sacrifiées »

Des signalements et des revendications

Face à cette situation décrite par les salariées, quatre signalements auraient été effectués auprès du Comité Social Economique (CSE), du Conseil d’Administration (CA), de la médecine du travail ainsi qu’à l’inspection du travail. Afin de renouer le dialogue, elles demandent la mise en place de « pratiques managériales respectueuses et transparentes », l’arrêt des fins de « contrats punitives et du chantage à l’emploi », une « clarification de l’organisation, des responsabilités et des périmètres d’intervention », des embauches « immédiates » et en CDI, l’accès au diagnostic sur les risques psycho-sociaux réalisé lors de l’audit au printemps 2026, ainsi que la reconstruction d’un pôle d’accompagnement des enfants et à la parentalité.

Le mouvement féministe « Femmes solidaires » apporte son soutien.

Le mouvement « Femmes solidaires à Saint-Nazaire » a partagé son soutien auprès des salariées grévistes, via un post relayé sur sa page Facebook « personne n’est en grève à femmes solidaires parce que nous sommes toutes des militantes bénévoles (UD CGT 44) » commente l’association « nous savons combien il est dur de lutter pour ce qu’il semble normal ! L’égalité et de bonnes conditions de travail ! »

« Le mieux est de travailler à l’apaisement de cette situation »

Interrogée par nos soins, la Directrice de l’Association Solidarité Femmes de Loire-Atlantique Catherine Vignaud a réagit à cette situation et précise que « ce sont uniquement les salariés de l’établissement de Nantes qui sont en grève et pas les autres salariés de l’établissement de Saint-Nazaire » Elle annonce que les « revendications portées par les grévistes seront discutées avec le conseil d’administration qui reçoit une délégation demain soir » et souhaite « travailler à l’apaisement de cette situation »

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